Navigation

La médecine interne générale a besoin de relève

La Société de médecine interne n'a pas hésité à mettre un brin de provocation dans sa campagne (archives). KEYSTONE/GAETAN BALLY sda-ats
Ce contenu a été publié le 07 mars 2018 - 11:58
(Keystone-ATS)

Les médecins internistes généralistes vont cruellement manquer à l'avenir en Suisse. Face à ce constat, leur société professionnelle lance une campagne visant à encourager la relève.

Avec le vieillissement de la population, la fragmentation des soins médicaux, et un besoin accru de la part du personnel de recourir au temps partiel, le système de santé suisse devra pouvoir compter sur bien plus d'internistes généralistes qu'il n'y en a pour l'instant. Tant le secteur hospitalier que l'ambulatoire sont concernés.

Il faut en outre savoir que près de 60% de ces médecins ont plus de 50 ans, précise le Bulletin des médecins suisses. Or la filière des internistes généralistes n'est de loin pas la préférée des étudiants en médecine, qui préfère se tourner vers des spécialisations. D'où la campagne lancée cette semaine par la Société suisse de médecine interne générale sur de nombreux supports publicitaires.

Elle s'adresse aux étudiants en médecine et jeunes médecins et met en évidence les possibilités de travail offertes par la médecine interne générale. Son slogan se veut un brin provocateur: "Médecin. Tous les autres ne sont que spécialistes". Les généralistes internistes garantissent les soins médicaux de base en Suisse et assurent une vision holistique des soins aux patients, écrit leur faîtière mercredi dans un communiqué.

Selon la Société suisse de médecine interne générale, c'est la première fois en Suisse qu'une société de discipline médicale se met à battre le pavé à grand renfort de publicité en faveur de sa spécialité. Mais face à la pénurie attendue, nécessité fait loi, justifie-t-elle dans le Bulletin des médecins.

www.je-suis-mig.ch.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article