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La ministre du Travail Muriel Pénicaud (au centre) lundi lors de son audition par la commission des Affaires sociales.

KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

(sda-ats)

La ministre du Travail Muriel Pénicaud est attaquée par l'opposition à cause de stock-options chez Danone. Elle a jugé lundi "absurdes" et "blessantes" les accusations selon lesquelles elle aurait organisé une restructuration pour réaliser une plus-value boursière.

L'Humanité a révélé jeudi que l'ex-directrice des ressources humaines de Danone avait réalisé une plus-value de 1,13 million d'euros en avril 2013. Mme Pénicaud avait cédé des actions obtenues dans le cadre d'un plan de stock-options.

Cette opération avait été réalisée après l'annonce, deux mois plus tôt, d'un plan de 900 départs volontaires par le géant de l'agroalimentaire. Mais le plan de stock-options, attribué quatre ans auparavant, n'aurait pas pu être activé plus tôt, le "délai de garde" n'ayant pas expiré.

"Juste absurde"

"Penser que j'aurais pu, quatre ans à l'avance, parce qu'on m'attribue un plan de stock-options, imaginer qu'il serait bien qu'à cette date-là, il puisse y avoir un plan de restructuration, un plan de départs volontaires de salariés, pour faire une plus-value, c'est juste absurde, blessant", a répondu Muriel Pénicaud, interrogée par le député Insoumis Adrien Quatennens lors d'une audition par la commission des Affaires sociales.

"Je ne laisserai personne dire que je n'ai pas de coeur et pas de morale", a poursuivi la ministre, faisant valoir son "engagement social depuis 40 ans". Le plan de stock-options "n'était pas caché, il était public depuis des années, sous le contrôle" de l'Autorité des marchés financiers (AMF), a-t-elle rappelé.

Tous les éléments de sa rémunération ont été "déclarés" et "contrôlés" par l'AMF, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et les services fiscaux. Tous trois sont "compétents pour vérifier à tout moment la légalité et la justesse de toute (sa) situation, de (ses) déclarations et de publier tout ce qui doit être publié", a-t-elle ajouté.

Pas de hasard

"Il y a une différence entre transparence et voyeurisme", s'est-elle insurgée, notant que la polémique surgissait dans "un contexte particulier qui n'arrive évidemment pas à une date au hasard". Elle a toutefois jugé "légitime" le "débat de société" sur les "rémunérations des dirigeants" et s'est dite "tout à fait prête pour en discuter".

Selon elle, "il est important de se dire que les entrepreneurs, des dirigeants, des personnalités qui prennent des risques, qui vont créer en réalité de la valeur économique et donc de la possibilité d'emploi, c'est normal que, sans excès, ils gagnent de l'argent et aient le retour de leur investissement et de leurs responsabilités".

ATS