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La place d'armes de Bure fête samedi ses 50 ans

Le public est invité à assister à une série de démonstrations militaires (archives). KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS sda-ats
Ce contenu a été publié le 11 juin 2018 - 11:11
(Keystone-ATS)

La place d'armes de Bure (JU) célèbre samedi ses 50 ans avec une journée porte ouverte. Le public est invité à assister à une série de démonstrations militaires et à mieux connaître ce site qui n'a pas toujours été aussi bien accepté par la population qu'aujourd'hui.

Le programme prévoit des exercices de combat de chars, la visite de la nouvelle caserne et la présentation de la centrale d'engagement des plateformes de simulation. Les visiteurs pourront assister à la présentation de la nouvelle tenue de combat et à celle des moyens d'artillerie.

Les forces aériennes seront de la partie avec des démonstrations de la Patrouille suisse, d'un F/A-18 Hornet et d'un Super Puma, promet le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Le public pourra aussi voir en action le groupe d'intervention de la gendarmerie jurassienne.

La place d'armes de Bure peut héberger quelque 1400 personnes. Le site accueille des compagnies d'infanterie et des troupes blindées. Les militaires peuvent être instruits au combat dans le village fictif de Nalé qui permet des exercices dans des situations réalistes.

Avenir assuré

Malgré la réduction des effectifs de l'armée, l'avenir du site de Bure n'est pas remis en question. La place d'armes fait l'objet d'importants investissements qui ont déjà permis la rénovation des casernes. Les travaux se poursuivront ces prochaines années.

Cette place d'armes n'a pas toujours été acceptée par la population et les autorités. Dans les années 50, de nombreuses manifestations ont eu lieu contre le projet du Département militaire fédéral (DMF) de créer un site en Ajoie. L'opposition était forte dans les communes et les milieux agricoles.

Inauguration en 1968

Finalement, la place d'armes est inaugurée sur le plateau de Bure en 1968. A cette époque, la population jurassienne était encore divisée sur cette implantation, une attitude liée à la Question jurassienne, à une forme d'hostilité face à la chose militaire et à la crainte de la perte de grandes surfaces cultivables.

Mais 50 ans plus tard les activités militaires sont intégrées dans le paysage et personne ne remet en cause la présence de l'armée à Bure. "Je dirais que les relations avec les autorités et la population sont très bonnes", expliquait récemment le commandant de la place d'armes Philippe Brulhart au Quotidien Jurassien.

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