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Tencent a confirmé que son application de messagerie WeChat avait été bloquée par les autorités russes (photo prétexte).

KEYSTONE/AP/MARK SCHIEFELBEIN

(sda-ats)

Le mastodonte chinois de l'internet Tencent a confirmé que son application de messagerie WeChat, très populaire en Chine, avait été bloquée par les autorités russes faute de s'être "enregistrée" dans les règles. Ce sur fond de durcissement du contrôle de Moscou.

"Nous sommes au courant (du blocage) et exprimons notre profond regret", a indiqué un haut responsable du groupe dans un microblog publié tard samedi, suite à des informations de la presse chinoise.

"Les réglementations des régulateurs russes sur l'internet exigent que les fournisseurs de services en ligne s'enregistrent auprès de l'administration, mais WeChat n'avait pas la même interprétation (des textes)", a-t-il ajouté, assurant que Tencent était "en contact avec les autorités concernées".

WeChat, qui revendiquait 889 millions d'usagers fin 2016, permet d'envoyer des messages textes et vocaux et de partager photos et vidéos à la façon de Facebook, mais également de consulter des médias, de jouer en ligne, de faire des emplettes et de payer commerçants et taxis avec son smartphone via un portefeuille électronique associé à l'application.

La majorité des utilisateurs de WeChat restent en Chine continentale, même si Tencent, l'opérateur de l'application, ne ménage pas ses efforts pour populariser son usage à l'étranger, notamment en Asie ou en Amérique du sud.

Stocker en Russie

La Russie a adopté l'an dernier une loi controversée imposant le stockage des données personnelles sur le territoire russe, ce qui l'avait amené à bloquer peu après le réseau social professionnel LinkedIn.

Vivement critiqué par les acteurs du secteur, ce texte oblige les services de messagerie, les moteurs de recherche et les réseaux sociaux étrangers à stocker en Russie les données personnelles de leurs utilisateurs russes. Un tour de vis confirmant le durcissement de la législation russe depuis le retour au Kremlin de Vladimir Poutine en 2012.

ATS

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