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La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga et le ministre de l'intérieur du Sri Lanka Seneviratne Bandara Nawinne ont signé lundi à Colombo un protocole d'entente en vue de la mise en place d'un partenariat migratoire entre les deux pays.

KEYSTONE/PATRICK HUERLIMANN

(sda-ats)

En visite au Sri Lanka, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a signé lundi un protocole d'entente en vue de la mise en place d'un partenariat migratoire avec ce pays d'Asie. Il y a encore deux ans, elle excluait une telle possibilité.

"Il y a eu quelques améliorations par rapport à la situation d'il y a deux ans", a indiqué Mme Sommaruga à l'agence Keystone-ATS. Par exemple, il existe désormais le tant attendu Bureau des personnes disparues. L'office doit éclaircir le sort des milliers de personnes disparues lors de la guerre civile. La conseillère fédérale a rencontré des représentants de cet organisme lundi.

Il y a également eu des progrès dans le domaine de la liberté d'expression. De plus, la restitution des terrains saisis avance. "Il existe encore des insuffisances", a souligné la conseillère fédérale. Après presque 30 ans de guerre civile, c'est un grand défi d'établir un état de droit démocratique.

Il est donc d'autant plus important que la Suisse poursuive son engagement au Sri Lanka et puisse apporter une influence positive. Le partenariat migratoire y contribue. Il vise à faire avancer le processus de réconciliation, renforcer les droits de l’homme, améliorer les perspectives des jeunes Sri-Lankais grâce à la formation professionnelle et favoriser une migration de travail sûre dans la région.

Sixième partenariat

Dans un communiqué publié lundi, le Département fédéral de justice et police (DFJP) souligne que la mise en oeuvre d'un tel partenariat avec le Sri Lanka constituait l'un des objectifs du Conseil fédéral pour sa politique migratoire étrangère 2018. Il s'agit du sixième partenariat migratoire conclu par la Suisse. Depuis 2009, elle en a déjà signé avec la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Kosovo, le Nigeria et la Tunisie.

Le protocole paraphé lundi ne changera pas la pratique du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), qui continuera d'évaluer chaque cas individuellement. De plus, le retour de ressortissants sri-lankais sera toujours réglé par l'accord migratoire conclu en 2016, ajoute le DFJP.

Lors de la guerre civile, de nombreux Sri-Lankais ont trouvé refuge en Suisse. Aujourd'hui, quelque 51'000 personnes originaires de ce pays d'Asie y vivent et près de la moitié d’entre elles a acquis la nationalité suisse, peut-on lire sur le site du DFJP. Toutefois, au cours des dernières années, le nombre de demandes d’asile de ressortissants sri-lankais a nettement reculé.

Amnesty veut des garanties

Pour Amnesty International, la situation des droits humains au Sri Lanka est loin d'être résolue. Selon l'ONG, Colombo a formulé depuis 2015 de nombreuses promesses qu'elle n'a pas ou à peine tenues. Le Sri Lanka s'est par exemple engagé à abroger la loi antiterroriste et à la remplacer par une législation conforme aux normes internationales, un engagement non tenu à ce jour, écrit lundi l'organisation.

Amnesty demande que les droits humains soient mieux intégrés dans l'accord de partenariat entre les deux pays et soient abordés lors des rencontres bilatérales semestrielles. "Les erreurs commises dans le cadre d'autres partenariats, comme celui avec le Kosovo ou le Nigeria, ne doivent pas se reproduire". La sécurité des rapatriés doit aussi être la priorité absolue de la Suisse, ajoute Amnesty.

Des écoles qui favorisent la réconciliation

Simonetta Sommaruga est en visite au Sri Lanka depuis dimanche et pour quatre jours. Lundi, elle a rencontré le président Maithripala Sirisena, le premier ministre Ranil Wickremesinghe et la ministre de la justice Thalatha Atukorale. Processus de réconciliation, relations bilatérales et réforme constitutionnelle étaient au menu des discussions.

Mme Sommaruga se rendra ensuite dans l'est du pays, où elle visitera des projets soutenus par la Suisse. Elle en apprendra notamment plus sur un projet de formation professionnelle dans les domaines de la construction, de la mécanique automobile, des installations électriques et de la couture.

"Dans ces écoles professionnelles, des jeunes gens dont les parents étaient opposés durant la guerre, se rencontrent", relève la conseillère fédérale. Ce programme ne joue pas seulement un rôle de formation, il contribue aussi à la réconciliation.

Sécuriser la migration

Simonetta Sommaruga visitera également un projet qui informe les travailleurs migrants de leurs droits et leur fournit des conseils afin de renforcer la sécurité et l'équité de la migration du travail, précise le communiqué. Selon le site de la Direction du développement et de la coopération (DDC), quelque 300'000 Sri-Lankais quittent chaque année leur pays pour aller travailler à l'étranger, principalement dans les pays du Golfe.

Au début de sa visite, la conseillère fédérale a en outre rencontré des représentants d'organisations de la société civile telles qu'Helvetas ou le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui s'occupent de la situation migratoire au Sri Lanka.

Mardi, elle s'entretiendra avec le président de la Tamil National Alliance (TNA), le principal parti tamoul. Ils évoqueront notamment les besoins de cette minorité. "Je veux me faire une image de la situation au Sri Lanka en récoltant des informations de tous les côtés", explique Mme Sommaruga.

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ATS