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Football - La Suisse s’est petitement imposée 1-0 au Luxembourg lors de son dernier match de l’année.
Ce match amical n’a pas accouché de beaucoup d’enseignements. Il a néanmoins apporté la preuve que le chantier d’Ottmar Hitzfeld demeure conséquent. Comme vendredi à Amsterdam, impossible de considérer cette rencontre sans tenir compte du contexte. Disputée dans le froid, dans un stade vide et silencieux (852 spectateurs), en plein coeur d’un automne souvent très intense en club et face à un très modeste adversaire, cette partie avait valeur, dans l’agenda des joueurs, de pensum.
En fait, la Suisse a réellement fait le job durant les 25 premières minutes. Patronne sur le terrain, autoritaire et décidée à dicter sa loi, elle a effectué quelques combinaisons bien senties, privilégiant toujours le jeu au sol et la multiplication des passes courtes, le tout en s’appuyant sur le mouvement.
L’ouverture du score, à la 9e, a épousé ce schéma. Une action développée côté droit, un très bon décalage d’Inler vers Mehmedi sur la gauche, un centre au sol et une frappe de Xhaka faisant mouche avec le concours de la transversale. Mérité et prometteur. Le demi bâlois aux 6 sélections a au passage inscrit son premier but international.
La suite des festivités a été de beaucoup moins satisfaisante. Ne jouant plus que par intermittence, les Suisses ne sont que trop peu souvent parvenus à fissurer un bloc luxembourgeois reposant sur une défense régulièrement composée de six hommes. La faute notamment au manque d’inspiration de David Degen et Admir Mehmedi, lequel n’est encore qu’une belle promesse en manque de bouteille. La faute aussi à un Eren Derdiyok une fois de plus peu convaincant.
Déjà très en vue contre les Pays-Bas, Ricardo Rodriguez s’est un peu plus affirmé comme étant le grand gagnant de ce rassemblement. Propre et décisif derrière, le latéral gauche du FCZ a également énormément contribué à l’animation offensive, ce que peu de coéquipiers ont su faire.
L'attaque n’est de loin pas le seul chantier d’Ottmar Hitzfeld. De moins en moins concernée par la partie, la Suisse a commencé de subir, souvent prise de court par les accélérations du Sédunois Mario Mutsch. A dire vrai, une égalisation du Luxembourg n’aurait pas été totalement illogique. Elle serait devenue réalité s’il n’avait pas manqué quelques centimètres à Collette dans les arrêts de jeu.

ATS