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La Suisse sanctionne l'ex-président centrafricain

Ce contenu a été publié le 20 mai 2014 - 09:30
(Keystone-ATS)

La Suisse a décrété des sanctions contre l'ancien président centrafricain François Bozizé, renversé en mars 2013, et deux chefs de milices responsables des violences dans ce pays. Les sanctions consistent en un gel des avoirs et une interdiction de voyager.

La Confédération s'aligne ainsi sur l'ONU, qui a inscrit le 10 mai ces trois personnes sur sa liste noire. Les sanctions helvétiques prennent effet ce mardi, a indiqué le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Il s'agit des trois premiers noms de responsables centrafricains visés par des sanctions.

Outre François Bozizé, cette liste comprend Nourredine Adam, un des chefs de l'alliance majoritairement musulmane Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013, et Lévy Yakété, un proche du président déchu qui dirige les miliciens chrétiens "anti-balaka", coupables de nombreux actes de violence contre la population musulmane.

Obstacles à la paix

L'ONU accuse les trois hommes "d'avoir commis ou soutenu des actes qui vont à l'encontre de la paix, de la stabilité et de la sécurité" en Centrafrique. Selon les Nations unies, depuis le coup d'Etat de mars 2013, M. Bozizé "a fourni un soutien matériel et financier à des miliciens (...) qui cherchent à le ramener au pouvoir", c'est-à-dire des anti-balaka et d'anciens membres de l'armée.

Levy Yakété (ou Yakité) est quant à lui accusé d'avoir ordonné l'arrestation de personnes liées à la Séléka et d'avoir organisé la distribution de machettes à de jeunes chrétiens au chômage pour attaquer les musulmans.

Nourredine Adam, l'un des principaux dirigeants de la Séléka, avait pris après le coup d'Etat la tête des services de renseignements du nouveau régime. Il s'est rendu coupable, selon l'ONU, d'arrestations arbitraires, de tortures et d'exécutions sommaires. Il "dirige activement" les anciens rebelles et supervise les attaques contre les quartiers chrétiens, selon le comité.

Pas d'exportations d'armes

L'ordonnance prise par le SECO interdit également de fournir des biens d'équipement militaires en République centrafricaine. Selon le Conseil fédéral, cet embargo n'aura pas de conséquences pratiques: la Suisse n'a pas fourni de matériel de guerre à cet Etat depuis plus de dix ans.

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