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Les pays de la zone euro se sont mis d'accord vendredi à Copenhague, au terme d'âpres tractations, pour renforcer leur fonds de secours financier à 800 milliards d'euros au total. Objectif: se protéger d'une répétition de la crise de la dette, au moment où l'Espagne inquiète.

Ce "pare-feu" vise à protéger durablement les pays fragiles, a déclaré la ministre autrichienne des Finances, Maria Fekter, en marge de la rencontre. Cette somme inclut pour une partie importante - 300 milliards d'euros environ - de l'argent déjà octroyé ou promis aux pays de la zone euro faisant l'objet d'un programme d'assistance extérieure.

Les pays de la zone euro étaient sous la pression du Fonds monétaire international (FMI) et des pays émergents du G20 qui en ont fait une condition pour envisager toute augmentation de leur propre soutien à l'Union monétaire.

Si tous s'accordaient sur l'idée d'un renforcement des moyens de leur filet de sécurité financier, ils ont divergé jusqu'au bout sur les montants, entre partisans d'une solution maximaliste pour rassurer les marchés et tenants d'une option basse, aux premiers rangs desquels l'Allemagne et la Finlande. Au final, l'Allemagne, premier contributeur aux plans de sauvetage en Europe, a obtenu gain de cause.

Fonds de tiroirs

Pour parvenir à un tel montant, les ministres ont vidé les fonds de tiroirs. Le pare-feu prendra en compte les 500 milliards d'euros du MES auxquels s'ajouteront des prêts déjà octroyés ou promis par l'Europe aux pays en difficulté, en provenance de différentes enveloppes: FESF, prêts bilatéraux et enveloppe de l'Union européenne.

Le débat sur le renforcement du pare-feu a pris plus d'acuité récemment du fait des dérapages budgétaires de l'Espagne et de l'inquiétude que le pays suscite.

Autre motif d'inquiétude: la Grèce n'exclut pas d'ores et déjà d'avoir besoin d'un troisième plan d'aide à partir de 2015, comme vient de le révéler le Premier ministre grec Lucas Papademos. Alors qu'elle vient tout juste d'obtenir le deuxième.

ATS