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La zone euro a décidé de se tourner mardi soir davantage vers le FMI pour l'aider à enrayer la crise de la dette. Cela après avoir réalisé qu'elle n'aurait pas seule les moyens de faire face à la crise.

La force de frappe du Fonds de secours, le FESF, est insuffisante. Il n'atteindra "probablement pas" le montant de 1000 milliards d'euros, initialement prévu fin octobre, a reconnu Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, à l'issue d'une réunion à Bruxelles.

Les ministres ont retenu deux options pour doper la puissance d'intervention de leur dispositif. La principale consiste en un mécanisme de garantie de remboursement à hauteur de 20 à 30% pour les investisseurs qui accepteront de prêter de l'argent à des pays en difficulté. Mais personne ne sait si la manoeuvre sera suffisante pour inciter les banques et compagnies d'assurance à s'engager massivement.

La menace plane

Il y a tout juste un mois, le dernier sommet des dirigeants européens avait fixé comme objectif un montant allant jusqu'à 1000 milliards d'euros, dans l'espoir de rassurer les marchés financiers sur la capacité de la zone euro à bâtir un pare-feu convaincant. Entre-temps, la tempête a gagné encore en vigueur, menaçant la France, voire l'Allemagne et la zone euro toute entière.

La zone euro a décidé mardi soir d'"examiner rapidement une augmentation des ressources du FMI au travers de prêts bilatéraux" des pays de l'Union monétaire, a déclaré M. Juncker.

Les Européens entendent par ce biais montrer l'exemple et lancer un appel aux autres grands pays, contributeurs du FMI, pour qu'ils les aident à résoudre la crise de la dette, alors que les Etats-Unis et de nombreux grands pays émergents sont très réticents.

ATS