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En Suisse, une personne qui décède peut donner les organes suivants: son coeur, ses poumons, son foie, ses reins, son intestin grêle et son pancréas (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Une organisation de jeunes citoyens, la Jeune Chambre Internationale de la Riviera, a lancé mardi une initiative populaire pour faciliter le don d'organes. Les initiants, soutenus par Swisstransplant, veulent modifier la loi pour que le consentement soit présumé.

La Jeune Chambre Internationale (JCI) est une fédération mondiale de jeunes citoyens âgés de 18 à 40 ans. La section Riviera est l'une des septante organisations locales du mouvement en Suisse. Elle a jusqu'au 17 avril 2019 pour récolter les 100'000 signatures nécessaires.

Actuellement en Suisse, une personne qui souhaite donner ses organes doit le faire savoir proactivement. Avec l'initiative populaire "Sauver des vies en favorisant le don d'organes", les initiants souhaitent renverser la situation et inscrire le consentement présumé dans la loi.

"La loi indiquerait désormais que nous sommes tous donneurs d'organes et de tissus potentiels, sauf si nous avons exprimé notre refus de notre vivant", a expliqué mardi à Berne la JCI devant la presse. Concrètement, les personnes qui s'opposent à un don d'organes devront faire part de leur refus en s'inscrivant dans un registre national.

Pas de don automatique

Le consentement présumé n'est pas synonyme de don automatique, ont insisté plusieurs intervenants. Si la personne n'est pas inscrite dans le registre national, une discussion aura quand même lieu avec ses proches, explique le président du comité d'initiative, Julien Cattin.

Les opposants au consentement présumé mettent en avant un seul risque, celui de prendre les organes de quelqu'un qui ne voulait pas les donner, mais ne l'a pas exprimé de son vivant. Il en existe un autre: ne pas prélever les organes de quelqu'un qui aurait voulu les donner et qui aurait pu sauver des vies, a souligné le conseiller d'Etat vaudois Pierre-Yves Maillard, président de Swisstransplant. Et de souhaiter que dans ce débat, "on voie un peu plus les transplantés et les personnes sur liste d'attente".

En Suisse, chaque semaine, deux à trois personnes décèdent faute d'organes disponibles. Actuellement, plus de 1500 personnes sont en attente d'une transplantation, a rappelé le Professeur Franz Immer, directeur de Swisstransplant.

La Suisse à la traîne

Les initiants espèrent "augmenter significativement le nombre de donneurs d'organes et de tissus". La Suisse compte 14,2 donneurs décédés par million d'habitants par an (moyenne 2012-2016). C'est deux fois moins que la France, l'Autriche ou l'Italie, des pays qui pratiquent déjà le consentement présumé, soulignent-ils.

Pierre-Yves Maillard relève que la situation en Suisse est contradictoire: 85% de la population sont favorables au don d'organes alors qu'en même temps, le taux de refus est élevé, à plus de 60% en 2016. Dans la moitié des cas, les proches ne connaissent pas la volonté du défunt. "Dans le doute, ils s'abstiennent. L'enjeu est que, dans le doute ils disent oui", analyse-t-il.

Financement participatif

Pour réunir les signatures nécessaires, la JCI entend demander l'aide des autres organisations locales suisses. Elle aura également recours à la plateforme de collecte de signatures en ligne wecollect.

Elle peut aussi compter sur Swisstransplant, qui la soutient à hauteur de 50'000 francs. Pour récolter d'autres fonds, les initiants prévoient également de faire appel à une plate-forme de financement participatif.

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ATS