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Les opposants à un prix unique du livre lancent leur campagne en vue de la votation fédérale du 11 mars. Ils fustigent "une solution trompeuse" qui "favorisera essentiellement les grandes maisons d'édition étrangères, au détriment des consommateurs suisses".

Le comité interpartis "Non au prix unique du livre", à l'origine du référendum soumis au peuple, ne veut pas d'une loi qui "rate sa cible et cimente le cartel des principaux importateurs, souvent en mains étrangères". Pour les jeunes libéraux radicaux, les jeunes UDC, le Parti Pirate, le PLR, l'UDC et les Verts libéraux, qui ont fait front commun vendredi à Berne, les perdants sont connus. Ce seront "les consommateurs, les librairies et le commerce en ligne des sites suisses".

Commerce en ligne

Pour le comité interpartis, l'objectif culturel des partisans de la loi pour un prix unique "semble bien illusoire, lorsque l'on sait que 80% des livres vendus en Suisse sont importés". Il met également en doute les effets sur le commerce en ligne.

Les sites pirates étrangers continueront à agir illégalement, "alors que dans le même temps les sites suisses seront tenus de respecter le prix unique du livre". Le comité est ainsi convaincu que "le meilleur moyen d'encourager la lecture et la culture sont des livres bon marché", un but que la loi n'atteindra pas.

Les partisans estiment au contraire que la nouvelle loi devrait entraîner une baisse des prix. Sa gestation a duré sept ans au Parlement. Elle concrétise une initiative parlementaire déposée en 2004 par feu le conseiller national Jean-Philippe Maitre (PDC/GE).

ATS