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Nuria Gorrite, présidente du Conseil d'Etat vaudois

KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ

(sda-ats)

Le Conseil d'Etat vaudois est unanime contre No Billag, a indiqué mardi la présidente Nuria Gorrite. Le Grand Conseil s'est prononcé lui largement contre l'initiative.

Le gouvernement s'oppose de manière très claire à l'affaiblissement du service public, qui est nécessaire à la pluralité des médias. Il appelle à refuser "No Billag" qui sera soumise au peuple le 4 mars, a déclaré Nuria Gorrite en réponse à une demande du Grand Conseil.

Projet à l'EPFL

La présidente du gouvernement a insisté sur les fortes répercussions d'une acceptation éventuelle de l'initiative. L'implantation de la RTS sur le site de l'EPFL est "suspendue" au résultat du vote populaire, a-t-elle affirmé. Quelque 1500 emplois équivalent temps plein (ETP) dépendent de la RTS en Suisse romande.

Les impacts ne se limiteraient pas à ce gros projet au bord du lac. L'argent de la redevance nourrit aussi le monde de la culture ou du sport. Le festival de jazz de Montreux, Paléo ou Visions du Réel, entre autres, en bénéficient, comme l'Orchestre de chambre de Lausanne ou l'Orchestre de la Suisse romande.

Opposition unanime

Les médias régionaux pâtiraient aussi d'un "oui" à No Billag, a encore relevé Nuria Gorrite. Radios et télévisions privées seraient très fortement touchées. Pour toutes ces raisons, le gouvernement souligne "son opposition unanime" à l'initiative.

Le député Vert'libéral, Jean-François Chapuisat, a soumis au Grand Conseil une résolution demandant de refuser No Billag. Par 80 voix contre 32 et 17 oppositions, le plénum l'a soutenue après quelques passes d'armes.

"Politiquement dirigés"

Pour le PLR, le Grand Conseil vaudois n'a pas à se prononcer sur des objets fédéraux. Cela reviendrait à donner "des recommandations", a déploré le président du groupe, Marc-Olivier Buffat, même si le PLR rejette fermement cette initiative.

L'UDC ne soutient pas la résolution qui relève d'une "problématique fédérale", a jugé Philippe Jobin, président du groupe. Son collègue de parti José Durussel a ajouté que les programmes de la RTS étaient "trop souvent dirigés politiquement, et les jeunes l'ont compris". Ils seront très nombreux à aller voter pour accepter l'initiative. "Vous avez raison d'avoir peur", a-t-il lancé à l'hémicycle.

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ATS