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Martin Scorsese et la présidente du jury Cate Blanchett ont ouvert cette 71e édition d'un festival très féminin.

KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON

(sda-ats)

Le 71e Festival de Cannes est ouvert. Le cinéaste américain Martin Scorsese et l'actrice australienne Cate Blanchett, présidente du jury, ont donné le coup d'envoir mardi soir. Les vedettes vont monter les marches pour la première fois depuis le séisme Weinstein.

"Nous partageons une passion pour le cinéma, nous sommes tous ici pour célébrer le 7e art", a déclaré le réalisateur de "Taxi Driver" qui recevra mercredi un Carosse d'or. Martin Scorsese a alors demandé à Cate Blanchett de le rejoindre sur scène pour ouvrir officiellement les douze jours de festival.

Tapis rouge et badauds étaient en place dès l'après-midi pour la cérémonie d'ouverture d'un Festival dont le jury est cette année très engagé pour la cause des femmes. "L'industrie du spectacle n'est pas différente des autres industries à travers le monde face à ces problèmes", a estimé Cate Blanchett.

Et la présidente du jury d'espérer "un changement profond" des mentalités. Elle s'exprimait à quelques heures de la première montée des marches pour le film "Everybody Knows" d'Asghar Farhadi, avec Penélope Cruz et Javier Bardem.

"Est-ce que j'aimerais voir plus de femmes en compétition ? Tout à fait. Est-ce que cela va arriver prochainement ? Je l'espère", a affirmé la star australienne, engagée dans la lutte contre le harcèlement sexuel à travers la Fondation Time's Up. Vêtue d'un smoking rose pâle, elle a fait sensation lors de la conférence de presse du jury.

Avaient pris place à ses côtés à cette occasion notamment l'actrice française Léa Seydoux, la comédienne américaine Kristen Stewart, sa compatriote la réalisatrice Ava DuVernay, ainsi que les réalisateurs Robert Guédiguian et Denis Villeneuve. Fait rare, le jury cannois est majoritairement féminin pour cette édition.

Grand habitué de la Croisette aujourd'hui accusé de harcèlement sexuel ou de viols par une centaine de femmes, le producteur américain Harvey Weinstein en sera l'un des grands absents. Même s'il sera évidemment dans tous les esprits.

Montée des marches 100% féminine

Signe de cette nouvelle ère, le Festival distribue un flyer rappelant les peines encourues pour harcèlement sexuel, avec un numéro de téléphone pour toute victime ou témoin. Avec un mot d'ordre: "comportement correct exigé". Il organisera aussi samedi une montée des marches 100% féminine, "dédiée aux femmes du cinéma, une centaine", a indiqué Thierry Frémaux, le délégué général du Festival.

"Je ne peux que me réjouir de ce changement radical d'esprit, c'était nécessaire. Réjouissons-nous qu'un événement marque (un) changement qui aurait dû être là depuis longtemps", a commenté mardi la ministre française de la Culture, Françoise Nyssen, en déplacement à Cannes.

Son homologue suisse, le président de la Confédération Alain Berset, fera le déplacement de Cannes vendredi. Il assistera à la projection du film de Jean-Luc Godard, "Le Livre d’image", en lice pour la Palme d’or.

Polanski à contre-courant

A contre-courant de cet élan à Cannes, le cinéaste franco-polonais Roman Polanski a qualifié le mouvement #MeToo d'"hystérie collective" et d'"hypocrisie", dans une interview à l'édition polonaise de cette semaine de Newsweek. Des propos accordés au journal avant que l'Académie des Oscars ne l'expulse le 3 mai pour une relation sexuelle illégale avec une mineure de 13 ans survenue en 1977.

Depuis les premières heures de la journée, devant un Palais des festivals devant lequel ont été installés plusieurs portiques de sécurité, des photographes ont pris position pour ne pas rater la montée des marches du couple star, Penélope Cruz et Javier Bardem.

Ils fouleront le tapis rouge avec le réalisateur iranien Asghar Farhadi. Son film "Everybody Knows", projeté à l'issue de la cérémonie d'ouverture animée par le Français Edouard Baer, ouvrira ce festival aux résonances politiques.

Cinéastes sous surveillance

Ce film réunit les deux stars espagnoles dans un drame familial aux allures de thriller hitchcockien. Il faut remonter à 2004 et à "La Mauvaise Éducation" de Pedro Almodóvar, pour avoir un film d'ouverture qui ne soit ni en anglais ni en français.

Le film du réalisateur d'une "Séparation" sera le premier des 21 longs métrages en lice pour la Palme d'or. Parmi eux, outre le dernier opus de Jean-Luc Godard, celui de l'Américain Spike Lee, de retour 27 ans après "Jungle Fever", ou encore ceux de l'Iranien Jafar Panahi et du Russe Kirill Serebrennikov, cinéastes sous surveillance dans leur pays. Interdits de voyager, tous deux n'ont pas pu venir sur la Croisette.

Avide de renouvellement,le Festival accueillera dix réalisateurs en lice pour la première fois pour la prestigieuse Palme d'or. Parmi eux la Libanaise Nadine Labaki - l'une des trois femmes en compétition - l'Egyptien A.B.Shawky, avec un premier film, ou les Français Eva Husson et Yann Gonzalez.

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ATS