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Le parti se déchire entre la ligne ni droite-ni gauche du vice-président Florian Philippot (photo), qui place l'hostilité à l'euro au-dessus de tout, et ses adversaires internes, pour qui le FN ne gagnera qu'à la condition de revenir au triptyque sécurité-immigration-identité (archives).

KEYSTONE/EPA/MATHIEU CUGNOT

(sda-ats)

Le Front national, réuni depuis vendredi en séminaire pour trancher sur les grandes orientations, a choisi samedi d'entretenir suffisamment le flou sur son avenir pour ménager les sensibilités de chacun. Il va s'en remettre à ses militants.

A l'issue de ces deux jours de réunion, le parti d'extrême droite a annoncé dans un communiqué qu'une "grande consultation" serait lancée en septembre afin d'acter "de nouvelles modalités et un nouveau calendrier, afin de retrouver, de manière successive et sur la durée d'un quinquennat, nos différentes souverainetés".

Pour autant, ce texte, qui ne mentionne ni le changement de nom du parti ni la question de sa gouvernance, ne précise pas quels points les adhérents auront à trancher. Le parti se déchire entre la ligne ni droite-ni gauche du vice-président Florian Philippot, qui place l'hostilité à l'euro au-dessus de tout, et ses adversaires internes, pour qui le FN ne gagnera qu'à la condition de revenir au triptyque sécurité-immigration-identité et de réaliser l'union des droites.

Le communiqué indique simplement que la question des frontières doit être la première à être mise sur la table.

Questionnaire

Sur la question de l'euro, le parti prend acte des "inquiétudes" exprimées par certains militants mais ne tire pas un trait sur un retour à une monnaie nationale.

"Afin de se donner le temps nécessaire, le recouvrement de la souveraineté monétaire clôturera ce processus", explique le texte, soit à la fin du quinquennat.

Cette consultation prendra la forme d'un "questionnaire complet, concernant tant le projet que la stratégie et l'organisation", ajoute le communiqué.

Ce questionnaire sera la dernière étape avant un congrès de "refondation" prévu en février ou mars prochain - soit près de quatre ans après le dernier en date.

ATS