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Le G20 assure le service minimum sur le commerce et le climat

Au cours de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping, les analystes guetteront le moindre signe d'apaisement du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine (archives).

KEYSTONE/AP/ANDREW HARNIK

(sda-ats)

Les Etats membres du G20 ont publié samedi un communiqué assurant le service minimum sur le climat et le commerce. Tous les regards sont maintenant braqués sur un duel très attendu entre Donald Trump et Xi Jinping.

Les dirigeants des principales économies mondiales réunis à Buenos Aires "notent les problèmes commerciaux actuels" dans ce document négocié jusqu'à la dernière seconde. Selon une source européenne, les Américains ont insisté pour l'utilisation de ce terme pudique, au lieu des "tensions commerciales" que le texte devait au départ évoquer.

Pas trace non plus d'une condamnation du protectionnisme. "Les Etats-Unis, qui sont l'économie la plus ouverte du monde, n'acceptent pas d'être enfermés dans une case", a déclaré l'hôte du sommet, le président Mauricio Macri, à propos de cette lacune volontaire.

Réforme de l'OMC

Les leaders soulignent également que le système commercial multilatéral "rate ses objectifs" et "soutiennent la nécessaire réforme de l'Organisation mondiale du commerce", tandis que les Etats-Unis multiplient les confrontations avec leurs partenaires commerciaux.

Le G20 promet de faire un point sur cette réforme d'une OMC honnie de Donald Trump, mais aussi contestée pour d'autres raisons par Pékin, au cours de son sommet l'an prochain au Japon.

Une "décision importante" selon la chancelière Angela Merkel, qui a pendant une conférence de presse tiré un bilan plutôt positif de cette rencontre tendue.

Les USA isolés sur le climat

A propos du climat, comme déjà l'an dernier au G20 de Hambourg, les Etats-Unis font bande à part.

Les membres du G20 "signataires de l'accord de Paris" soulignent dans le communiqué que ce dernier est "irréversible" et "s'engagent à sa pleine mise en oeuvre", prenant en compte toutefois les "capacités respectives, au vu des diverses situations nationales". Certains pays émergents estiment avoir besoin de plus de soutien que les pays les plus avancés pour leur transition énergétique.

"Un certain nombre de pays hésitaient (...) à confirmer leur engagement dans l'accord de Paris et donc c'était une des grandes batailles de cette nuit (de négociations) de garder le pack des 19", a souligné une source française proche des négociations.

"Ce que l'on commence à voir, c'est que cette coalition s'effiloche. Des pays comme la Turquie, l'Arabie Saoudite, la Russie, pourraient commencer à s'interroger" sur cet engagement, a assuré une source de la Maison Blanche.

Les Etats-Unis rappellent quant à eux dans un paragraphe distinct qu'ils ont rejeté cet accord qualifié de "tueur d'emplois" par la même source. Ils disent s'engager en faveur de "la croissance économique, l'accès à l'énergie et la sécurité, en utilisant toutes les technologies et les sources énergétiques disponibles, tout en protégeant l'environnement".

Rencontre au sommet

La capacité même du G20 à publier un communiqué a été l'une des incertitudes du week-end, dont le point d'orgue reste à venir: la rencontre au sommet des présidents américain et chinois, après la fin officielle du sommet.

La rencontre est maintenue, malgré les nombreux changements du programme de l'impulsif milliardaire républicain au cours du sommet. Il a ainsi annulé un entretien avec le président russe Vladimir Poutine, invoquant la crise ukrainienne, et sa conférence de presse de fin de sommet, cette fois en signe de "respect" après le décès de George H.W. Bush.

Donald Trump est visé aux Etats-Unis par une enquête toujours plus précise sur l'ingérence ruse pendant sa campagne pour la présidentielle.

Apaisement espéré

Au cours de sa rencontre avec Xi Jinping, les analystes guetteront le moindre signe d'apaisement du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, au moment où l'économie mondiale s'essouffle.

"Il y a urgence à faire redescendre les tensions commerciales (...) c'est la priorité numéro un", a souligné la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde. Le FMI estime qu'à court terme, le PIB mondial pourrait être réduit de 0,75% en raison de l'accroissement des tensions commerciales.

Donald Trump, qui a soufflé le chaud et le froid sur sa rencontre avec Xi Jinping, s'était dit plutôt optimiste vendredi, parlant de "signes positifs".

Il a prévu de porter à 25% le 1er janvier, contre 10% actuellement, les droits de douanes sur la moitié des produits chinois importés aux Etats-Unis. Et il menace de taxer la totalité des importations chinoises. Xi Jinping a, quant à lui, promis vendredi devant le G20 de "poursuivre les réformes" pour ouvrir le marché chinois et mieux protéger la propriété intellectuelle.

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