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Le gouvernement jurassien parle d'un "jour noir"

Le président du gouvernement du canton du Jura, David Eray, parle d'un "jour sombre" pour son canton.

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

L'invalidation du vote du 18 juin 2017 sur l'appartenance cantonale de Moutier (BE), le rattachement au canton du Jura l'avait emporté avec 51,7% des voix, a suscité une avalanche de réactions lundi. Le ton monte dans les deux camps. Des appels au calme sont lancés.

15h15 - Le groupe Bélier crie au scandale, le groupe Sanglier est soulagé

Le groupe séparatiste Bélier parle d'un "scandale" à la suite de l'invalidation du vote sur le transfert de Moutier dans le canton du Jura. Son adversaire pro-bernois Sanglier appelle, lui, à la démission des membres de la municipalité de la cité prévôtoise.

Jonathan Gosteli, animateur pour le Groupe Bélier, a affirmé que "le vote de juin 2017 avait été organisé de manière à être incontestable", et que "même nos opposants avaient appelé à respecter le verdict à l'époque".

Quant à son adversaire pro-bernois, le Groupe Sanglier, il a exprimé dans un communiqué un "immense soulagement ainsi qu'une vive satisfaction face à ce résultat qui rétablit la vérité". Dans le même temps, il a critiqué les commentaires sur le vote du 18 juin 2017, qui avait été qualifié du plus "surveillé et contrôlé de l'histoire" suisse.

14h50 - Le gouvernement jurassien ne baisse pas les bras

Le gouvernement jurassien prend acte de la décision de la préfète et pointe une décision politique. "C'est un jour sombre pour Moutier et le Jura", a déclaré David Eray, président du gouvernement.

Le gouvernement jurassien pointe de très nombreuses considérations politiques dans l'argumentaire déployé par la préfète. Selon lui, il s'agit d'une décision à charge.

David Eray a ajouté que, selon la loi bernoise, la préfète peut recevoir des instructions contraignantes du Conseil-exécutif bernois. Le ministre s'étonne que la Préfecture ait mis 16 mois pour, au final, rendre une décision "si contestable" et pointe un manque de preuves.

Alors que le vote du 18 juin 2017 devait amener à la clôture de la Question jurassienne, la décision rendue ce jour, la relance. Le gouvernement jurassien continue néanmoins à garder sa confiance envers ses homologues bernois et va continuer à travailler avec eux. "La tripartite avec la Confédération va se poursuivre", a ajouté David Eray.

11h55 - Le maire de Moutier se dit sidéré

"C'est une ignominie", a déclaré le maire autonomiste de Moutier (BE) Marcel Winistoerfer en commentant la décision de la préfète d'annuler le vote de la cité prévôtoise. "Une nouvelle affaire jurassienne est engagée", a-t-il ajouté à titre personnel.

Le maire a eu des mots très durs envers le gouvernement bernois et la décision de la préfecture du Jura bernois. "C'est totalement impensable, c'est totalement incompréhensible, je suis sidéré", a-t-il martelé devant des dizaines de journalistes.

"J'ai mal, très mal à la Suisse, à mon pays", a déclaré Marcel Winistoerfer qui se présente pour un nouveau mandat le 25 novembre face à un candidat antiséparatiste. Il promet de ne rien lâcher. "La justice finira par gagner", a lancé le maire autonomiste.

11h50 - Simonetta Sommaruga lance un appel au calme

Après l'invalidation de la votation du 18 juin 2017 sur l'appartenance cantonale de Moutier (BE), Simonetta Sommaruga lance un appel au calme, tout en prenant acte. La conseillère fédérale espère que cette décision sera reçue dans la sérénité.

"Cette décision n’est pas encore finale: comme il se doit dans un Etat de droit, elle est susceptible d’un recours au Tribunal administratif bernois, puis, cas échéant, au Tribunal fédéral", écrit le Département fédéral de justice et police (DFJP) dans un communiqué.

La Confédération, qui a un rôle de médiation, reste impliquée dans le dossier jurassien comme elle l'a toujours été depuis plusieurs décennies, explique la conseillère fédérale. Elle a pris plusieurs initiatives dans le cadre des Conférences tripartites Jura pour calmer les tensions observables à Moutier ces derniers mois.

11h45 - "On ne peut pas parler de victoire"

Pour Marc Tobler, conseiller municipal UDC de Moutier (BE), "on ne peut pas parler de victoire", par rapport à la décision de la préfète d'annuler la votation sur le rattachement de la ville prévôtoise au Jura. "C'est une première étape".

"La justice est faite", a déclaré lundi Marc Tobler. Le conseiller municipal anti-séparatiste a ajouté que "c'est un soulagement mais on ne crie pas victoire".

Le processus va encore prendre des années, vu les recours qui iront vraisemblablement jusqu'au Tribunal fédéral (TF). "C'est compliqué de vivre avec cette incertitude mais on n'en serait pas là, si les choses avaient été faites de manière juste", a ajouté Marc Tobler.

11h30 - Appel à la démission des autorités

Le vote du 18 juin 2017 sur le sort de Moutier (BE) a été entaché de "magouilles", estime le conseiller national (UDC/BE) pro-bernois Manfred Bühler, contacté par Keystone-ATS. Il demande la démission des autorités de la cité prévôtoise.

Manfred Bühler adresse ainsi de vives critiques envers les autorités de Moutier. A ses yeux, celles-ci "se sont totalement discréditées". Et de préciser que le 25 novembre auront lieu les élections communales.

Selon lui, "on a abusé de la démocratie lors de la votation de juin 2017". "La balle est désormais dans le camp de la justice bernoise, puis du Tribunal fédéral", a-t-il ajouté.

10h45 - "Une propagande non admissible"

La préfète du Jura bernois, Stéphanie Niederhauser, a relevé qu'"une propagande non admissible" était à l'origine de l'invalidation du transfert de Moutier dans le canton du Jura. Les autorités de la cité prévôtoise sont épinglées.

"A elles seules, les interventions de la Commune municipale de Moutier et du maire avant la votation justifient l'annulation de celle-ci", écrit lundi matin la préfecture du Jura bernois dans un communiqué.

Si la préfète a reconnu que les autorités communales avaient le droit de prendre position, elle a estimé qu'elles auraient dû "respecter les principes de proportionnalité, d'objectivité et de transparence".

Selon elle, les interventions des autorités de Moutier "doivent être assimilées à une propagande non admissible, car susceptible de fausser l'opinion des électeurs."

Pour justifier sa décision, la préfète a également expliqué que des "problèmes de tourisme électoral, de domiciliations fictives et de manquements graves dans l'organisation du scrutin" étaient intervenus lors du vote du 18 juin 2017.

10h40 - Décision courageuse, selon les recourants

Les recourants, des citoyens antiséparatistes de la ville de Moutier (BE), ont pris acte avec satisfaction de l'annulation du vote du 18 juin 2017. Ils estiment qu'il s'agit d'une décision courageuse de la préfecture du Jura bernois.

"Ces derniers temps, de nombreuses tentatives d'intimidation, voire menaces ont été distillées par voie de presse", soulignent les recourants dans un communiqué. "On a ainsi entendu parler de volcan qui se réveillerait, d'émeutes, de braises qu'on allait attiser. Ces propos aussi intimidants soient-ils n'ont pas influencé la décision préfectorale."

10h20 - Les négociations pour le transfert de Moutier ne seront pas lancées

"Les négociations pour le transfert de la ville de Moutier ne seront pas initiées", a fait savoir le canton de Berne dans un communiqué en réaction à la décision de la préfecture du Jura bernois d'annuler le scrutin du 18 juin 2017, qui avait vu la victoire du rattachement au canton du Jura.

Le gouvernement bernois déplore lundi des "pratiques contraires à la démocratie" et des irrégularités qui ont "entaché un scrutin qui aurait dû être exemplaire".

Le Conseil-exécutif "appelle toutes les parties à garder leur calme et compte sur les autorités publiques pour contribuer au maintien de l'ordre public et apaiser les tensions". Il précise vouloir poursuivre le dialogue avec le gouvernement jurassien.

10h00 - Les autonomistes lancent un appel au calme

"L'annulation du vote est une décision politique et pas juridique", a dénoncé le chef de campagne de "Moutier ville jurassienne", Laurent Coste. Les autonomistes feront très vraisemblablement recours contre cette décision.

"Le canton de Berne, au travers de son bras armé la préfecture, a annulé le vote", a souligné Laurent Coste. Le chef de campagne de Moutier ville jurassienne estime que le canton de Berne veut récupérer Moutier sur le "tapis vert".

"Nous allons vraisemblablement porter l'affaire devant le Tribunal cantonal administratif", a ajouté Laurent Coste visiblement marqué par ce verdict. En attendant, le responsable de "Moutier ville jurassienne" et président du MAJ appelle tous les militants autonomistes à conserver leur calme.

9h50 - "Moutier-Prévôté" se dit soulagé

Patrick Röthlisberger, porte-parole de "Moutier-Prévôté", se dit "soulagé que la démocratie ait gagné. Cela indique que l'Etat de droit a été respecté". Il se dit cependant "surpris, voire consterné", du fait que le scrutin du 18 juin 2017 avait été décrit comme soumis à une "surveillance exceptionnelle".

9h20 - Un déni de justice selon les autonomistes

Le vote de Moutier (BE) sur son transfert dans le canton du Jura est annulé. Le secrétaire général du Mouvement autonomiste jurassien (MAJ) Pierre-André Comte l'a annoncé lundi le visage défait devant une foule de journalistes.

"On est devant un déni de justice, c'est une décision politique", a déclaré Pierre-André Comte. "Les autonomistes n'accepteront pas qu'on leur vole la victoire du 18 juin 2017", a lancé le secrétaire général du MAJ après une longue attente.

Pierre-André Comte rappelle que la campagne a été régulière et placée sous la surveillance des observateurs fédéraux. "Nous allons réagir en conséquence", a ajouté le militant. "La préfecture a pris une décision politique sur ordre du gouvernement bernois".

Pour le porte-parole de Moutier ville jurassienne Valentin Zuber, la Question jurassienne est relancée. "Nous rentrerons en lutte contre le gouvernement et ses représentants", a ajouté Valentin Zuber en lançant un appel au calme. Pour les autonomistes, le gouvernement bernois bafoue la démocratie.

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