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Les députés britanniques ont observé une minute de silence en hommage aux victimes de l'attentat de la veille.

KEYSTONE/AP PA

(sda-ats)

Les djihadistes de l'Etat islamique (EI) ont revendiqué jeudi l'attentat à proximité du Parlement britannique qui a fait cinq morts, dont l'assaillant, la veille à Londres. C'est la première attaque sur le sol britannique que s'attribue ce groupe extrémiste.

"L'auteur de l'attaque en face du Parlement britannique à Londres est un soldat de l'EI et l'opération a été menée en réponse à l'appel à frapper les pays de la coalition" internationale antidjihadistes, a affirmé Amaq, l'agence de propagande de l'EI, citant "une source de sécurité".

Selon la Première ministre Theresa May l'assaillant, abattu lors de l'attaque, est né au Royaume-Uni et était un "extrémiste connu des services de renseignements". "Il y a quelques années il a fait l'objet d'une enquête du MI5" (service de renseignements intérieur) en lien avec "l'extrémisme violent", a dit Mme May, ajoutant qu'il était alors "un personnage périphérique" dans cette enquête.

Selon le Guardian, il ne figurait pas sur la liste du MI5 des 3000 personnes les plus susceptibles de commettre un acte terroriste.

La police a plus tard révélé que l'homme avait 52 ans, était né dans le Kent, et vivait depuis peu dans les West Midlands, dans le centre de l'Angleterre. Il "ne faisait l'objet d'aucune enquête en cours", mais avait été inculpé à plusieurs reprises notamment pour "possession d'armes", a-t-elle précisé.

La police britannique a arrêté après l'attentat huit personnes à six endroits différentes, sept à Birmingham (centre de l'Angleterre) et une à Londres, toutes soupçonnées de préparer des actes terroristes. Elle a également mené des opérations à Brighton (sud) et dans le Carmarthenshire, un comté du sud du pays de Galles.

Quatre victimes

Mercredi en début d'après-midi, cet homme barbu et vêtu de noir a lancé sa voiture contre la foule sur un trottoir du pont de Westminster, qui enjambe la Tamise face à Big Ben, tuant trois personnes - un homme d'une cinquantaine d'années, une femme d'une quarantaine d'années et un homme de 75 ans- et en blessant plusieurs dizaines.

L'assaillant a ensuite poignardé à mort un policier après avoir réussi à entrer dans la cour du Parlement, symbole de la démocratie britannique, avant d'être abattu par la police.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a affirmé jeudi qu'un Américain faisait partie des trois personnes qui ont péri dans l'attentat.

Plusieurs nationalités

Vingt-neuf personnes, dont de nombreux touristes, ont été hospitalisées. Sept sont toujours dans un état critique, a indiqué la police. Parmi les blessés figurent trois élèves français du lycée Saint-Joseph de Concarneau, en voyage scolaire, dont deux sont dans un état grave.

Quatre touristes sud-coréens, deux Roumains, deux Grecs, un Portugais, un Italien, un Américain, un Chinois et un Irlandais ont également été blessés.

"Nous n'avons pas peur"

Résolue à afficher sa détermination face à l'attaque la plus meurtrière depuis douze ans au Royaume-Uni, la Chambre des Communes, au grand complet, a observé une minute de silence avant de reprendre jeudi matin ses travaux. "Nous n'avons pas peur", a clamé Theresa May en s'adressant aux députés, ajoutant que la démocratie allait "toujours triompher".

"Cet acte de terrorisme a échoué car nous sommes ici et nous allons reprendre notre travail", a abondé une députée de l'opposition travailliste, Harriet Harman.

La Première ministre a souligné que l'attentat ne remettait pas en cause le déclenchement officiel du Brexit, prévu mercredi prochain.

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ATS