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Ta Nea est le plus gros tirage de la presse quotidienne grecque, avec 14'000 exemplaires par jour (archives).

KEYSTONE/EPA/ORESTIS PANAGIOTOU

(sda-ats)

Deux importants journaux grecs, dont Ta Nea, le plus gros tirage quotidien du pays, vont cesser leur publication "dans quelques jours", a annoncé samedi le groupe de presse Lambrakis (DOL), qui les possède. En cause, les problèmes d'endettement du groupe.

Cette décision concerne aussi l'hebdomadaire To Vima. DOL "n'a pas de ressource disponible et ne peut donc soutenir l'impression de ses journaux, ni, évidemment, assurer le bon fonctionnement des autres médias qu'il détient", indique la direction de DOL dans un communiqué, sous le titre "Qui sont ceux qui étranglent la presse?"

DOL possède Ta Nea (centre, tirage de 14'000 exemplaires), To Vima, de nombreux magazines, des sites d'information et la radio Vima FM. Il n'a pu assurer en décembre l'échéance de remboursement de sa dette de 99 millions d'euros (105,8 millions de francs).

Banques mises en cause

Le directeur de To Vima, Antonis Karakoussis, avait révélé les difficultés du groupe sur le site de l'hebdomadaire le 11 janvier. Ces problèmes sont dus selon lui à la crise que la Grèce traverse depuis 2010 et qui a déjà conduit à la fermeture de nombreux médias.

Dans la déclaration de samedi, le groupe de presse accuse ses banques créancières d'avoir décidé de placer le groupe "dans un régime de gestion spécial sans lui laisser de quoi poursuivre ses publications". DOL affirme que les banques retiennent tous les revenus du groupe "qu'ils proviennent des ventes de journaux ou de la publicité".

Lambrakis, par ailleurs actionnaire de la chaîne de télévision Mega, également très endettée, est au centre d'une crise judiciaire ces derniers mois. Son président, Stavros Psycharis, est poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment d'argent.

Espoir

Avec son attitude particulièrement critique envers le Premier ministre de gauche, Alexis Tsipras, depuis son élection en 2015, DOL a été, avec d'autres médias grecs, la cible des efforts du gouvernement pour "rétablir la transparence" dans ce secteur qu'il considère comme tenu par "les oligarques".

DOL semble cependant garder un espoir de continuation. "Les employés, ceux qui ont servi et servent les valeurs du journalisme libre, se battent et continueront à se battre pour le sauvetage du groupe, de ses titres historiques et de ses autres publications", assure-t-il.

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ATS