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Le Ministère public donne raison au lanceur d'alerte Marcos Buser

Ce contenu a été publié le 15 juin 2014 - 15:45
(Keystone-ATS)

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a clos la procédure ouverte contre Marcos Buser pour violation du secret de fonction. Le géologue et expert du stockage des déchets radioactifs avait transmis aux médias un document sensible. Pour le MPC, Marcos Buser a agi "correctement."

La procédure pénale pour violation du secret de fonction a été close le 4 juin dernier, a confirmé dimanche à l'ats Jeannette Balmer, porte-parole du MPC, revenant sur des informations parues dimanche dans "Le Matin Dimanche" et la "SonntagsZeitung". Un délai de recours est toujours pendant.

A l'automne 2012, l'expert en énergie nucléaire et ancien membre de la Commission fédérale de sécurité nucléaire avait transmis à plusieurs personnes et à des médias un papier interne de la Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs (Nagra) sur les futurs sites de stockage.

Ce document laissait entendre que la décision sur le lieu d'entreposage des déchets nucléaires avait déjà été prise, quand bien même la recherche d'un site était officiellement encore en cours. Des révélations qui avaient fait scandale, notamment en Suisse alémanique, où tous les sites étaient prévus.

"Pas de volonté"

Marcos Buser a accueilli la décision du MPC "avec satisfaction". Il rappelle qu'il a dévoilé ce document parce que les autorités concernées n'ont pas réagi aux annonces de dysfonctionnements signalés.

"J'ai tout fait à l'époque pour avertir les offices concernés et les faire réagir sur ce "document explosif", a-t-il dit à l'ats. "Mais l'Office fédéral de l'énergie (OFEN) n'avait pas la volonté d'entrer dans un dialogue pour analyser la problématique du stockage."

Seule voie possible

Selon le MPC, l'enquête a effectivement montré que M. Buser a envisagé dans un premier temps de garantir la confidentialité du document. Il a eu "un comportement correct (...) et a exposé ses préoccupations, durant une période d'environ neuf mois, à plusieurs services de l'administration", écrit le MPC.

"Il n'a opté pour une publication que lorsque, suite à des indiscrétions, il a en toute bonne foi pu partir de l'idée que la voie qu'il suivait était certainement la seule possible et sensée".

L'expert nucléaire s'était retiré en 2012 de la Commission fédérale de sécurité nucléaire, dénonçant des connivences entre l'Inspection fédérale pour la sûreté nucléaire (IFSN) et la Nagra, sous le couvert de l'OFEN.

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