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Le Grand Conseil genevois pourrait se recentrer si le Mouvement citoyens genevois (MCG) ou Ensemble à Gauche (EAG) ne parviennent pas à rassembler au moins 7% de l'électorat (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Dans deux semaines, les Genevois éliront leurs 100 députés au Grand Conseil. Un nombre record de 623 candidats, dont 230 femmes, briguent un siège au Parlement cantonal. Une menace plane sur les extrêmes.

A Genève, un quorum relativement élevé de 7% est en effet exigé pour avoir des représentants dans l'hémicycle. La règle élimine d'emblée de la course les petites formations isolées, les reléguant au rôle de figurant. Un parti établi doit aussi faire preuve d'unité dans ses rangs pour ne pas courir le risque de compromettre ses chances.

C'est le danger auquel est exposé le Mouvement citoyens genevois (MCG). La formation, qui n'a cessé de progresser depuis 2005, décrochant même 20 sièges lors des dernières élections, en 2013, a connu de vives dissensions au cours de la législature qui s'achève. Cinq députés ont quitté le parti pour devenir indépendants.

Parmi ces départs, le plus fracassant a été sans conteste celui d'Eric Stauffer, le cofondateur du MCG, qui a pendant longtemps incarné la figure de proue de la formation populiste. Le bouillant parlementaire, après une période de discrétion inhabituelle, a créé l'automne passé un nouveau parti baptisé "Genève en Marche".

Cette formation chasse l'électeur sur les mêmes terres que le MCG. Comme lui, elle fait des travailleurs frontaliers des boucs émissaires et prône le Genève d'abord. Le MCG pourrait néanmoins sauver les meubles grâce à son apparentement avec l'UDC, dont l'électorat, bien qu'assez restreint au bout du lac, semble fidèle.

Division à la gauche de la gauche

De l'autre côté de l'échiquier politique, Ensemble à Gauche (EAG) risque de rencontrer le même problème que le MCG pour atteindre le quorum. La formation à gauche de la gauche a la particularité d'être une alliance de divers courants. Cette structure éclatée conduit souvent à des tensions et a mené à des désillusions électorales.

Durant cette législature, le morcellement de l'extrême gauche s'est accentué. Deux députés, sur les neuf que compte EAG, ont décidé de lancer leur propre liste pour ce scrutin. Ils pourraient capter des voix précieuses, empêchant EAG d'atteindre le fameux seuil de 7%, comme ce fut le cas pour les élections de 2005 et de 2009.

Les difficultés aux extrêmes pourraient au final profiter aux partis plus centristes. Actuellement, le PLR dispose de la plus importante représentation au Grand Conseil, avec 24 sièges. Les socialistes en ont 15, le PDC 10, tout comme les Verts et l'UDC. Le nombre de députés qui siègent hors parti s'élève à 8.

Durant cette législature, le Grand Conseil genevois a fonctionné avec trois blocs. Le MCG a souvent joué un rôle d'arbitre, votant parfois à droite et parfois à gauche, faisant et défaisant les majorités. Une sorte d'imprévisibilité s'est ainsi installée dans les travées parlementaires au fil du temps.

De gros dossiers

Les futurs députés auront de grands défis à relever. Un compromis devra être trouvé sur la réforme de la fiscalité des entreprises et il faudra s'entendre sur l'assainissement de la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève. Chaque parti prétend aussi avoir sa solution concernant le système de santé et empêcher l'explosion des primes.

Parallèlement à l'élection du Grand Conseil se tiendra le 15 avril le premier tour de l'élection du Conseil d'Etat. Il mettra aux prises 31 candidats. Six des sept actuels conseillers d'Etat se représentent. Seul le PLR François Longchamp, qui préside le gouvernement, ne brigue pas un nouveau mandat.

Selon un sondage récent commandé par la RTS, le PLR Pierre Maudet arriverait en tête de ce premier tour. Il serait suivi par le MCG Mauro Poggia, le PDC Serge Dal Busco, le Vert Antonio Hodgers et la socialiste Anne Emery-Torracinta. La septième place échapperait au PDC Luc Barthassat, qui serait ainsi éjecté de l'exécutif.

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ATS