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Présentation sur un mannequin de l'"Habillement et équipement modulaires" destiné à la protection balistique.

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

Les 100'000 militaires de l'armée devraient être équipés des nouveaux gilets de protection. Par 128 voix contre 63, le National a refusé jeudi de suivre le Conseil des Etats qui voulait diviser par deux le crédit. L'équipement complet coûte 3000 francs pièce.

La Chambre des cantons estimait que cet achat était exagéré pour la totalité de l'effectif de l'armée. Pas question. "Il ne faut pas mettre en danger la troupe en cas d'engagement maximal par un achat partiel des gilets de protection", a déclaré jeudi Jacques Nicolet (UDC/VD) pour la commission.

Les PLR, le PDC et l'UDC ont soutenu l'achat de l'équipement complet pour un crédit de 377 millions de francs, dont 199,2 millions pour les gilets. "La mise en oeuvre de la réforme de l'armée nécessite d'avoir des militaires bien équipés", a soutenu le ministre de la défense Guy Parmelin.

"Trop", selon la gauche

Pour les socialistes, cet achat coûte trop. "On parle de 115'000 vestes et non de 100'000", a précisé Priska Seiler Graf (PS/LU) selon qui il n'y a pas de scénario qui nécessite que l'ensemble des hommes en vert, jusqu'au cuisinier, soient équipés de ces gilets de protection.

"Ces vestes seront du matériel de corps et non du matériel personnel. Il est donc vraisemblable qu'ils resteront dans les arsenaux. C'est contre ce gaspillage qu'il convient d'agir", a renchéri Carlo Sommaruga (PS/GE).

L'ampleur de ces dépenses a aussi suscité des doutes au PBD: "Je ne connais aucune police ni armée qui serait équipée à ce point", a lancé Rosmarie Quadranti (PBD/GR). Ces gilets seront inutilisés, ils se dégraderont et ils devront être éliminés tôt ou tard, a-t-elle ajouté. "La mesure, c'est la notion qui manque quand on parle d'armée en Suisse", selon Lisa Mazzone (Verts/GE).

Leur proposition de n'accorder que 99,6 millions pour cet équipement a été rejetée. Une deuxième consistant à biffer purement et simplement le total du crédit dévolu aux gilets a été balayée (par 175 voix contre 13).

Deux gilets

Le nouvel habillement que la Confédération veut acheter comprend divers éléments combinables. Il y a la tenue de combat, le sac à dos, le système d'hydratation et la protection corporelle balistique, soit le fameux gilet pare-balles.

Ce gilet de protection existe en deux variantes, l'une d'une surface réduite pour les engagements au combat nécessitant une grande mobilité, l'autre avec une surface de protection maximale utilisée pour les missions de surveillance.

Ce nouvel équipement devrait être introduit à partir de 2022 pour une durée d'utilisation de 25 ans, selon le Conseil fédéral.

Deux milliards

L'acquisition des gilets est prévue dans le message sur l'armée 2018, qui pour le reste n'a pas suscité de grandes contestations. L'enveloppe totale s'élève à 2,05 milliards de francs dont 848 millions pour le programme d'armement, 742 millions pour le matériel d'armée et 460,5 millions pour l'immobilier.

Concernant le matériel d'armée, la majorité a rejeté à trois contre un toutes les propositions de la gauche visant à rogner dans ces dépenses (munitions). Au rayon immobilier, les députés se sont ralliés au Conseil des Etats et accepté de réduire de 2,5 millions, à 37,5 millions, le crédit pour la transformation de la place d'armes de Drognens (FR).

Lance-mines

Enfin, pour la première fois, le message sur l'armée propose des mises hors service de systèmes d'armes. Le Conseil fédéral propose ainsi de se débarrasser de 27 avions de combat Tiger.

Dans le cadre de la mise hors service de l'artillerie de forteresse - un vestige de la guerre froide -, les canons Bison et les lance-mines 12 cm restants ainsi que les infrastructures associées seront vendus, ou vidés et fermés. Le Conseil fédéral veut enfin liquider 162 obusiers blindés, 59 véhicules de transport à chenille et 106 chasseurs de chars.

Franz Grüter (UDC/LU) aurait voulu faire une exception pour les lance-mines de forteresse. Sa proposition a été rejetée par 114 voix contre 67.

L'objet retourne au Conseil des Etats.

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ATS