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Le projet de loi adopté mardi était le cheval de bataille du ministre de l'économie Luigi di Maio (archives).

KEYSTONE/EPA ANSA/FLAVIO LO SCALZO

(sda-ats)

Le parlement italien a définitivement adopté mardi une loi phare du gouvernement populiste visant à favoriser l'emploi dans la péninsule. Ce texte limite notamment le recours aux contrats à durée déterminée (CDD) et rend les licenciements plus coûteux.

Dans la foulée de la Chambre des députés la semaine dernière, le Sénat a avalisé mardi le "décret-loi dignité" avec 155 voix pour, 125 voix contre et une abstention. Cette loi est le cheval de bataille du vice-président du Conseil Luigi Di Maio, chef du Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème),

Concrètement, il ne sera plus possible de dépasser les deux ans en CDD, contre trois auparavant. En outre, les CDD se verront appliquer une charge de cotisations croissante de 0,5% à partir du premier renouvellement, pour quatre renouvellements maximum, contre cinq auparavant. Les indemnités pour licenciements abusifs sont également augmentées.

Toute entreprise ayant reçu une aide de l'Etat sera tenue de la rembourser si elle délocalise son activité dans les cinq ans. Si cette délocalisation a lieu en dehors de l'UE, l'entreprise devra rembourser de deux à quatre fois le montant de l'aide.

"Si nous voulons renforcer l'économie, nous devons réduire les incertitudes et l'une des raisons à ces incertitudes est la loi sur le travail", avait déclaré M. Di Maio début juin.

Fin du "Jobs Act"

Le texte balaie le "Jobs Act", réforme du marché du travail de Matteo Renzi (PD) en vigueur depuis mars 2015. Cette loi avait introduit un contrat de travail à durée indéterminée à "protection croissante", qui permettait aux employeurs un licenciement plus facile pendant au moins trois ans. Elle était accompagnée d'allégements substantiels de charges sociales pendant cette période.

Les résultats de cette politique années ont été contrastés: si des emplois ont été créés, la plupart l'ont été sous des contrats temporaires ce que la réforme visait à combattre. Si la population active s'est accrue en Italie, ce n'est pas en raison d'une hausse de l'emploi des jeunes mais par un effet mécanique du report de l'âge de départ à la retraite.

Le taux de chômage en Italie atteignait 10,9% en juin. Pour les Italiens âgés de 15 à 24 ans, il s'est élevé à 32,6%, très au-dessus de la moyenne de la zone euro (16,8% en mai).

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ATS