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Le parrain turc d'une mafia du jeu sous les verrous

Plus de 200 appareils de jeux et stations de paris ont été saisis (photo symbolique). KEYSTONE/GAETAN BALLY sda-ats
Ce contenu a été publié le 16 mai 2019 - 15:02
(Keystone-ATS)

Le cerveau présumé d'une organisation de jeux et paris clandestins active dans toute la Suisse a été mis en accusation par le Ministère public soleurois. Le Turc de 53 ans exécute une peine de prison anticipée.

Il est reproché à l'homme d'avoir mis en place un système de casinos entre 2013 et 2017 sans posséder les concessions nécessaires, a communiqué jeudi le Ministère public. Il aurait exploité plus de 90 locaux de jeux, principalement dans les cantons de Soleure, Berne, Bâle-Ville et Bâle-Campagne. Ces activités auraient rapporté au moins 20 millions de francs.

L'accusé aurait fait usage de menaces à l'encontre de créanciers et aurait également empêché des parties lésées de s'exprimer durant la procédure pénale. Il aurait en outre recruté de jeunes filles de l'Est comme hôtesses dans les salles de jeux. Elles ne possédaient pas de permis de travail et travaillaient douze heures par jour, six jours par semaine, selon le Ministère public.

Plus de 300 interrogatoires

La mise en accusation conclut une procédure fastidieuse. Plus de 300 interrogatoires ont été menés, ainsi qu'une vingtaine de perquisitions. Les autorités ont saisi plus de 200 appareils de jeux, stations de paris, véhicules et armes, mais aussi 100'000 francs en liquide.

C'est l'envoi de lettres anonymes aux autorités qui a déclenché l'enquête. Les missives, expédiées entre 2012 et 2015, faisaient état d'un groupe turco-kurde exploitant un réseau national de jeux et paris illégaux. Menaces, contraintes et extorsions avec des armes étaient évoquées.

Quinze procédures

Au total, le Ministère public soleurois a ouvert des procédures pénales à l'encontre de quinze personnes. Treize enquêtes sont toujours en cours. Une personne a déjà été condamnée pour violation de la loi sur les jeux et d'autres délits lors d'une procédure accélérée. On ignore la peine infligée, qui est entrée en force.

Le "parrain" de l'organisation mis en accusation doit lui aussi être jugé, selon une procédure accélérée, par le Tribunal de district de Bucheggberg-Wasseramt (SO). Cela signifie que le Ministère public et l'accusé se sont mis d'accord sur la sentence. La cour doit encore se pencher dessus.

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