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Le parti d'Angela Merkel approuve l'accord de coalition avec le SPD

Angela Merkel a nommé Jens Spahn, qui incarne l'aile droite de la CDU, au ministère de la santé.

KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN

(sda-ats)

Les conservateurs allemands de la CDU ont approuvé à une majorité écrasante lundi le projet de gouvernement avec les sociaux-démocrates (SPD). Avant de soumettre le contrat de grande coalition au vote des délégués de son parti, Angela Merkel a promis le changement.

Après des semaines de critiques sur sa ligne politique jugée pas assez conservatrice par une partie des militants, la chancelière a appelé à "jeter les bases (...) d'un renouveau programmatique assumé" au sein de l'Union chrétienne démocrate (CDU).

"Nous voulons contribuer à la formation d'un gouvernement fédéral stable, capable d'agir", a lancé Mme Merkel. "Le fait que nous votions aujourd'hui sur un accord de coalition cinq mois après les élections montre que nous sommes confrontés à une situation difficile, jamais rencontrée jusqu'ici", a-t-elle souligné.

Vote incertain au SPD

Elle a assuré que le nouveau gouvernement n'alourdirait ni la fiscalité ni la dette publique. Elle a également promis une politique de relance de l'Union européenne, l'accès au haut débit internet dans toute l'Allemagne d'ici 2025, une hausse des crédits pour la recherche et une "tolérance zéro" en matière de sécurité.

Au final les délégués du mouvement ont validé le renouvellement de l'alliance sortante avec le SPD - la seule permettant d'avoir une majorité au Bundestag - à une très large majorité de 97%. Il n'y a eu que 27 votes contre l'accord, sur un millier de délégués présents.

L'issue de la consultation des 464'000 adhérents du SPD, qui votent depuis le 20 février et jusqu'à vendredi prochain, s'annonce elle bien plus incertaine: les résultats de cette consultation postale seront connus dimanche.

Concessions critiquées

En amont, les critiques n'avaient pas manqué après les importantes concessions faites par la chancelière aux sociaux-démocrates. Pour convaincre le SPD de s'allier avec elle, Angela Merkel a dû accepter de céder notamment le ministère des Finances, perçu comme garant de rigueur budgétaire en Allemagne et en Europe par les conservateurs.

"Je ne fais pas confiance aux sociaux-démocrates pour agir de manière responsable avec l'argent", a encore lâché lundi le chef de file de jeunes conservateurs, Paul Ziemiak. Angela Merkel a justifié ce choix "douloureux" par la nécessité de voir les négociations aboutir. Elle a souligné l'importance du ministère de l'Economie, qui revient à la CDU après être resté des années aux mains du SPD.

Rival promu

Angela Merkel a présenté dimanche aux membres du parti six membres de son futur gouvernement. Elle a nommé autant de femmes que d'hommes et procédé à un rajeunissement puisqu'elle est désormais la seule âgée de plus de 60 ans.

Elle a surtout promu son plus farouche adversaire, Jens Spahn. Cet homme de 37 ans, qui incarne l'aide droite de la CDU, passe de vice-ministre des Finances à ministre de la Santé. Celui qui fut l'expert de la CDU en matière de santé ne cache pas son ambition de prendre à terme la tête du gouvernement.

Sa présence doit refléter le fait que "le parti est pluriel", a dit Angela Merkel. M. Spahn juge que la CDU est devenue trop "sociale-démocrate". Affichant sa proximité idéologique et générationnelle avec le chancelier autrichien Sebastian Kurz, qui gouverne avec l'extrême droite, Jens Spahn réclame un virage conservateur sur les questions identitaires et d'immigration.

Nouvelle secrétaire générale de la CDU

Face aux demandes de renouvellement de la CDU, Angela Merkel garde toutefois des cartes en main. Le congrès du mouvement a élu lundi à la quasi-unanimité comme numéro deux du parti une fidèle de la chancelière, Annegret Kramp-Karrenbauer, qui se voit placée en orbite pour préparer l'après-Merkel.

La ministre-présidente de la Sarre peut aussi constituer un pont avec les contestataire de l'aile dure. Cette catholique de 55 ans affiche des positions sociétales plus conservatrices que la chancelière et a été applaudie à tout rompre dans son discours lundi en promettant d'écouter tous les courants.

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