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Le directeur général d'Adecco Suisse, Michael Agoras, ne croit pas à une vague de licenciements en 2012 en Suisse, mais craint des pertes d'emplois dans les secteurs du tourisme, du commerce de détail ou des banques. Il préconise un meilleur accueil des étrangers.

"La Suisse se trouve dans une situation plutôt confortable", dit-il dans un entretien paru samedi dans les colonnes du quotidien "Le Temps". La Suisse n'a pas les mêmes soucis que ses voisins européens. Elle est habituée depuis longtemps à se battre avec une monnaie forte.

"Même s'il y a une tendance négative, je ne crois pas à une vague de licenciements en Suisse en 2012", explique-t-il. "Les quelques grandes entreprises qui devaient ou voulaient mener des restructurations et licencier du personnel" ont déjà fait leurs annonces.

Il estime cependant que le tourisme, en particulier le secteur de l'hôtellerie et de la restauration, va perdre des emplois. "Il y a un problème de base avec la qualité des services dans cette branche". De l'avis de M. Agoras, la Suisse a encore beaucoup de choses à apprendre au niveau de la mentalité des services.

"Ralentissement de l'économie"

Les grands distributeurs souffriront aussi, car maints consommateurs se rendent à l'étranger pour faire leurs achats, constate-t-il. Les banques et les assurances seront touchées l'an prochain en raison du taux de change défavorable.

"Nous vivons une phase de ralentissement de l'économie": les premiers touchés sont les employés temporaires, puis il y a une seconde phase avec du chômage partiel. "Actuellement, nous sommes entre la première et la seconde phase". Mais la proportion est de 3% de temporaires licenciés, "incomparable avec la fin 2008 où un tiers des temporaires avaient perdu leurs emplois".

Michael Agoras rappelle qu'il ne faut pas négliger les créations d'emplois. Il ne perçoit pas non plus de tendance à la délocalisation: "l'économie suisse se compose essentiellement de PME qui tiennent à produire dans le pays".

ATS