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Le PLR rejette totalement l'initiative de l'UDC sur l'immigration de masse. Ce texte est incompatible avec la libre-circulation des personnes. En cas d'acceptation, il conduirait à une révocation de toute une série d'accords avec l'UE, sans parler de son impact pour l'économie helvétique.

Pour étayer cette position, le PLR a commandé une analyse de droit qu'il a présentée lundi à Berne à la presse. "L'acceptation de l'initiative contre l'immigration entraînerait une limitation de la libre-circulation incompatible avec les accords signés", selon cet avis.

Pour Julia Hänni, enseignante de droit à l'Université de Fribourg qui a corédigé cette expertise, le retour des contingents, la limitation du regroupement familial et les restrictions en matière d'aide sociale contreviennent aux principes de base de l'Union européenne ainsi qu'aux accords signés par la Suisse.

Bruxelles interdit la discrimination liée à la nationalité et sera donc obligée d'invoquer la clause guillotine, signifiant la résiliation de tous les accords des bilatérales I, a-t-elle ajouté.

Ambassadeur inquiet

L'ancien ambassadeur Werner Baumann qui a notamment représenté la Suisse en Allemagne, s'est dit "très inquiet" de cette initiative qui "menace notre relation avec l'UE". Ce texte tait complètement l'impact qu'il aura sur les intérêts économiques fondamentaux de la Suisse.

Il est en outre politiquement risqué de vouloir renégocier ces accords. Il n'est pas sûr que Bruxelles soit prête à entrer en matière sur des questions aussi sensibles, a-t-il déclaré.

En outre, la Suisse, en s'imposant un délai de trois ans comme le veut l'UDC, se mettrait dans une position d'otage vis-à-vis de l'UE, qui en profiterait pour exiger une contre-partie élevée, soit sur le secret bancaire ou l'adoption automatique du droit européen. Or l'UDC ne transige pas sur ces dossiers.

Pour le parti agrarien, le PLR "capitule" devant l'immigration. "Ils ne veulent simplement pas négocier avec l'UE", a indiqué à l'ats le secrétaire général de l'UDC Martin Baltisser. L'UDC présente au contraire un "concept concret" pour maîtriser et limiter à nouveau le flux des nouveaux arrivants.

ATS