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Le président du PDC Darbellay rejette la fusion avec le PBD

Ce contenu a été publié le 09 avril 2014 - 06:04
(Keystone-ATS)

Le président du PDC Christophe Darbellay se dit, dans une interview diffusée mercredi par la "Neue Zürcher Zeitung", ouvert à une union avec le PBD sur le modèle allemand. Il s'oppose en revanche à une fusion des deux formations du centre, qui collaborent depuis 2012.

"Une fusion n'entre pas en ligne de compte pour moi. Il existe d'autres formes de coopération", insiste M. Darbellay. Il ne partage pas les déclarations allant dans ce sens, rapportées par la presse dominicale.

Le chef du groupe PDC Filippo Lombardi avait déclaré fin février, "qu'un groupe parlementaire commun est une option réaliste". Le président du PBD Martin Landolt avait immédiatement rejeté la proposition.

Après la sévère défaite du PBD le 31 mars aux cantonales bernoises (11 sièges perdus sur 25), de nouvelles spéculations sur une éventuelle fusion des deux partis avaient ressurgi. M. Landolt avait appelé le parti bourgeois démocratique à se profiler plus clairement.

Fragmentation pointée

Christophe Darbellay précise dans l'interview de mercredi que le résultat du vote ne modifie pas la coopération. Une trop grande fragmentation des partis du centre les pénalise, explique-t-il. "A long terme, cela ne peut pas continuer ainsi". Il faut "vraiment une réorganiser le centre", selon lui.

Le PDC a également lancé des discussions avec le PLR dans le dessein de renforcer le centre. Les libéraux-radicaux ont dû remarquer que l'UDC est "l'ennemie de l'économie", estime le conseiller national. Il leur demande de choisir maintenant entre la droite ou le centre. "Notre porte est toujours ouverte", ajoute-t-il.

Le PLR pourrait participer à la construction d'un centre cohérent, est persuadé M. Darbellay. Cela implique de trouver une forme qui soit institutionnelle, selon lui. Il refuse toutefois de s'exprimer sur le fait que cette stratégie se traduirait par trois sièges au Conseil fédéral pour le centre. "L'on ne doit pas être fixé sur une formule", lance-t-il.

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