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Accompagné de la présidente de la Confédération Doris Leuthard, le roi des Belges Philippe n'a pas hésité à saluer les curieux qui assistaient à son arrivée à Berne.

KEYSTONE/AP Keystone/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

Le roi des Belges Philippe est arrivé à Berne jeudi pour une visite de deux jours en Suisse, centrée sur la formation professionnelle. Il a été accueilli par la présidente de la Confédération Doris Leuthard sur la place de la Cathédrale.

Malgré une température dépassant les 30 degrés, de nombreux curieux se sont pressés le long de la place pour assister à l'arrivée du souverain, reçu par la présidente de la Confédération. Les deux dirigeants y ont écouté les hymnes nationaux de leurs pays respectifs avant de passer en revue la garde d'honneur de l'armée suisse.

Ils se sont ensuite rendus à pied à la maison de Watteville pour un entretien. C'est la première visite officielle du roi des Belges en Suisse depuis celle, en 2000, de son père Albert II, qui a abdiqué en 2013.

Apprentissage contre radicalisation

La formation professionnelle a été au centre des discussions entre Mme Leuthard et le roi Philippe, ainsi que le vice-premier ministre belge Kris Peeters, également présent. La présidente de la Confédération a exposé le système suisse d'apprentissage.

Selon Mme Leuthard interrogée par l'ats, ce domaine intéresse beaucoup la Belgique, qui a un taux de chômage de 9% et qui est particulièrement touchée par le chômage des jeunes. Il est dans l'intérêt de la Suisse de soutenir les efforts pour l'emploi en Europe, a expliqué la présidente.

La question de la radicalisation a aussi été abordée. En offrant des débouchés aux jeunes et en leur ouvrant des perspectives, le système de formation professionnelle suisse pourrait aussi contribuer à la lutte contre la radicalisation, selon la présidente. Des échanges ont également lieu entre les services de renseignement des deux pays sur ces questions.

Berne et Bruxelles ont souligné leurs relations étroites et amicales, renforcées par des langues nationales communes. La Suisse s'est montrée intéressée par les grands ports belges toujours plus digitalisés et veut en apprendre davantage sur ce processus.

Poignées de main

Le roi a profité de la courte balade jusqu'à la maison Watteville, à une centaine de mètres de la cathédrale, pour saluer la foule. Il a échangé quelques poignées de main avec des badauds ravis. "Je ne peux pas croire que le roi m'ait serré la main", témoignait un touriste américain qui se trouvait là.

Vendredi, la formation professionnelle sera de nouveau au centre de la visite du roi Philippe. En compagnie du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, la délégation belge visitera une entreprise et un établissement de formation dans le canton d’Argovie.

"Différentes visites et discussions avec des acteurs du système de la formation professionnelle – des apprentis ainsi que des représentants d’entreprises et d’établissements de formation – sont au programme", précise un communiqué du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC).

ATS