Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Ralentissement oui, récession non. Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) révise à son tour ses prévisions conjoncturelles pour l'économie suisse, sans prévoir d'effondrement. Il table désormais sur une légère hausse du PIB pour 2012, de 0,5% contre 0,9% escompté en septembre.

Dégradation de la conjoncture dans l'Union européenne et vigueur du franc entraînent déjà un net ralentissement de la croissance helvétique. La tendance à la baisse a été amorcée au cours du troisième trimestre, avec une hausse modeste du produit intérieur brut (PIB) de 0,2%.

Les incertitudes liées à la crise de la dette européenne constituent actuellement le risque conjoncturel le plus élevé, écrit le SECO dans ses nouvelles prévisions économiques publiées mardi. "Il est essentiel que n'éclate pas une crise bancaire internationale de grande envergure", préviennent les experts.

Hiver rigoureux

Le taux plancher de 1,20 franc pour un euro instauré en septembre par la Banque nationale suisse (BNS) a certes soulagé les entreprises exportatrices, mais celles-ci souffrent toujours et réduisent leurs investissements. Dans ce contexte, l'hiver s'annonce rigoureux.

Si tant est que la crise de la dette ne s'aggrave pas en zone euro, le repli devrait demeurer limité dans le temps, écrit le SECO dans ses nouvelles prévisions économiques publiées mardi. L'économie suisse devrait retrouver des couleurs en 2013, avec une croissance de 1,9%. Pour cette année, le produit intérieur brut (PIB) devrait progresser de 1,8%, au lieu de 1,9% formulé trois mois plus tôt.

Sur le front de l'emploi, en dépit d'une légère hausse du chômage enregistrée cet automne, les services du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann n'entrevoient pas de dégradation rapide. L'affaiblissement du marché du travail sera néanmoins continu l'an prochain. En moyenne annuelle, le taux de chômage devrait s'inscrire à 3,1% cette année, à 3,6% en 2012 et à 3,7% en 2013.

ATS