Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le spectre d'une faillite plane sur le raffineur zougois Petroplus, estiment des analystes. Après avoir chuté de plus de 46% la veille, l'action a encore abandonné 10,8% à 1,65 franc mercredi à la clôture. En France, les syndicats du site de Petit-Couronne ont demandé une intervention de l'Etat.

L'annonce mardi d'un gel d'une ligne de crédit bancaire d'environ un milliard de dollars (936 millions de francs), indispensable au bon fonctionnement du groupe, a occasionné un impact immédiat sur les liquidités. Le risque de faillite a aussi considérablement augmenté, selon les commentaires qui circulent sur les marchés.

L'avenir de Petroplus est maintenant très dépendant du succès des transactions avec les banques et autres partenaires, a relevé la Banque cantonale de Zurich (BCZ). Selon elle, la solution pourrait consister à conclure des accords d'approvisionnement où une partie de la fortune en circulation serait financée par un partenaire.

Inquiétude des syndicats

La situation financière pour le moins difficile de Petroplus suscite l'inquiétude en France. Les syndicats du site de Petit-Couronne, non loin de Rouen, ont demandé mercredi à l'Etat d'intervenir auprès des banques françaises.

Les défenseurs des travailleurs exigent que les établissements concernés débloquent leur quote-part à la ligne de crédit "indispensable" au bon fonctionnement de Petroplus. Selon la CGT, trois des onze banques engagées dans la ligne de crédit, permettant au groupe d'acheter du brut, sont françaises.

Site de Cressier concerné

L'entreprise, en négociations intensives avec les banques pour rétablir la ligne de crédit, examine également d'autres options stratégiques afin de maintenir en activité son réseau européen de raffinage et de distribution, a-t-elle indiqué dans un communiqué succinct.

Petroplus ne peut actuellement plus acheter de pétrole, alors qu'il en acquiert normalement 500'000 barils par jour. La production des cinq raffineries que le groupe exploite en Europe, dont celle de Cressier (NE), n'est plus assurée que pour quelques jours, a déclaré le chef des finances Joseph Watson.

ATS