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La salle du Tribunal criminel de Genève où sera jugé l'homme soupçonné du viol et du meurtre de la jeune Semhar. Le prévenu nie les faits et demandera son acquittement (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Le procès d'un homme de 42 ans s'ouvre lundi devant le Tribunal criminel de Genève. Les faits reprochés à l'accusé sont épouvantables. Le prévenu est jugé pour avoir violé et étranglé, en août 2012, une fille de 12 ans qu'il connaissait.

L'accusé, un chauffeur de taxi d'origine éthiopienne, est aussi poursuivi pour avoir violé, abusé, brutalisé et séquestré trois femmes avec qui il avait vécu, tour à tour, entre 2004 et 2012. Les victimes étaient toutes des réfugiées au statut précaire, originaires d'Ethiopie ou d'Erythrée.

Le procès est d'autant plus attendu que le prévenu nie tous les faits, que ce soit l'assassinat de la jeune adolescente Semhar, ou les nombreux viols et les actes de violence qu'il aurait perpétrés sur ses différentes petites amies. "Nous allons plaider l'acquittement", ont déclaré ses avocats Vincent Spira et Yaël Hayat.

Un crime "odieux"

L'acte d'accusation est pourtant sans concessions pour le prévenu. Il dénonce un crime particulièrement odieux. Le prévenu fréquentait la mère de Semhar depuis plusieurs mois. Il aurait profité de se retrouver seul avec l'adolescente au domicile familiale pour l'agresser et la violer en lui enserrant le cou de ses mains.

Il aurait ensuite continué de l'étrangler pendant plusieurs minutes dans le but de la tuer et empêcher qu'elle ne le dénonce en la "réduisant à jamais au silence". Selon l'accusation, le prévenu s'en est pris à un enfant de 12 ans dans l'incapacité de se défendre et dont il avait la confiance.

Après son crime, toujours en suivant l'acte d'accusation, le prévenu aurait dissimulé le cadavre de Semhar sous le lit de la chambre parentale, pour gagner du temps et se construire un alibi. Il aurait ensuite téléphoné à la mère de la jeune fille pour l'inviter au restaurant.

Il participe aux recherches

Le prévenu a aussi fait mine de participer aux recherches de Semhar, après la disparition de celle-ci et a aussi fait porter les soupçons sur le père de la copine chez qui la jeune victime s'était rendue l'après-midi du jour de son meurtre. Pour le Ministère public, le prévenu doit être condamné pour assassinat.

"Depuis six ans, cet homme est présumé coupable et il est temps de lui restituer son innocence", souligne, de son côté, M. Spira. Durant l'enquête de police, des prélèvements ADN ont été effectués et ont fait l'objet de 15 rapports de l'Unité de génétique forensique du Centre universitaire romand de médecine légale.

Pour le besoin des investigations, la justice a aussi ordonné l'établissement d'un profil ADN du prévenu, ainsi que de toute une série de personnes, que ce soit les protagonistes de l'affaire, les policiers, les employés des pompes funèbres, le procureur de permanence ou les médecins légistes présents sur les lieux du crime.

L'accusé a aussi fait l'objet d'une expertise psychiatrique, dont les conclusions ont été consignées dans un rapport. Le procès a été programmé sur dix jours. La première semaine devrait être consacrée à l'interrogatoire de l'accusé et aux témoins qui vont défiler à la barre.

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ATS