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Les conseillers d'Etat valaisan Christophe Darbellay, Frédéric Favre, Roberto Schmidt et le président de la ville de Sion Philippe Varone (de dr. à g.) ont défendu lundi la candidature olympique de Sion pour les jeux de 2026. Ils ont lancé la campagne qui s'achèvera le 10 juin par un vote populaire.

KEYSTONE/OLIVIER MAIRE

(sda-ats)

La délégation du gouvernement valaisan aux Jeux olympiques (JO) et le président de la ville de Sion ont lancé lundi la campagne pour la candidature de Sion aux JO d'hiver 2026. Le peuple décidera le 10 juin prochain.

L'électorat cantonal se prononcera sur le montant maximum que le canton engagera pour l'organisation de Jeux olympiques. Le chef du Département cantonal des sports Frédéric Favre a insisté sur le terme "maximum" lors d'une conférence de presse lundi à Sion.

Pour les infrastructures, le canton participera au maximum pour 60 millions de francs. Le financement des aspects sécuritaires n'est pas encore arrêté, a expliqué M. Favre. Les cantons devront se répartir 174 millions de francs selon une clef encore à discuter.

Le ministre valaisan des sports espère qu'un modèle inspiré de celui de l'Euro 2008 puisse être appliqué. Les cantons avaient tous mis à disposition des effectifs de police pour assurer la sécurité. M.Favre estime que la candidature pour les JO 2026 n'est pas uniquement valaisanne et concerne toute la Suisse. Plusieurs cantons hébergeront des compétitions.

Besoins modérés

Les besoins en infrastructures sont modérés. Les principaux investissements à faire en Valais sont la transformation du village de vacances de Fiesch pour 20 millions de francs, des aménagements pour les pistes de ski de fond de Conches pour 12 millions et un stade d'arrivée pour le ski de piste à Crans-Montana pour 30 millions de francs.

La facture finale de toutes ces infrastructures en Valais se monte à 81 millions de francs, dont 60 millions au maximum à charge du canton. Le solde est financé par la Confédération, les communes concernées et des tiers. Et ces infrastructures devront être réalisées, Jeux olympiques ou pas, a précisé M. Favre.

Le risque financier pour le canton est inexistant. Si le peuple accepte, le canton s'engagera pour le montant indiqué, rien de plus. Même si les Chambres fédérales devaient revoir à la baisse le montant de l'engagement de la Confédération.

Des bénéfices à en tirer

Le Valais peut profiter de cette manifestation comme tremplin touristique pour véritablement développer un tourisme quatre saisons, a déclaré le chef du département cantonal de l'économie Christophe Darbellay. Si tous les chiffres peuvent être discutables, beaucoup d'études montrent qu'il est possible de tirer parti de l'organisation de Jeux olympiques.

Le président de Sion Philippe Varone partage ce point de vue. Sion veut affirmer sa position de ville touristique à l'année. Et ces jeux n'auront aucun coût pour la ville, si ce n'est sa participation à la facture de la sécurité.

Des installations provisoires seront montées aux lieux des cérémonies. Quant au village olympique de 1400 lits, un appel d'offres sera lancé. Le comité d'organisation louera les locaux. Ensuite ils pourront être loués à d'autres fins. M. Varone ne voit pas trop de difficultés dans une ville dont la croissance est d'environ 500 habitants par année.

Le dossier de candidature pour Sion 2026 doit être remis au Comité International Olympique (CIO) pour le 11 janvier 2019. Le choix de la ville hôte des JO d'hiver 2026 se déroulera en octobre 2019.

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ATS