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En attendant l'achat de nouveaux avions de combat, la flotte de FA-18 va être maintenue à flot. Le National a accepté de libérer 450 millions de francs à cet effet. Il ne souhaite pas équiper les jets d'une capacité d'attaque air-sol (archives).

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

La question d'une votation sur les nouveaux jets de combat reste ouverte. Le National n'a finalement pas tranché à ce stade. En attendant, il a prolongé jeudi l'utilisation des FA-18 jusqu'en 2030. Les avions ne devraient pas retrouver une capacité d'attaque au sol.

Les députés ont accepté de libérer 450 millions de francs pour permettre aux FA-18 de voler jusqu'à 6000 heures. Les jets pourront être utilisés cinq ans de plus.

La structure de l'avion sera renforcée. Il faudra remplacer des simulateurs, des systèmes d'instruction, de planification et de debriefing des missions ainsi que des composants de communication, de navigation et d'identification.

Un nouvel appareil de vision nocturne intégré dans le casque du pilote permettra d'améliorer considérablement son champ de vision dans l'obscurité. Les frais s'appuient sur des offres estimatives. Les Etats-Unis devraient accorder l'autorisation formelle au second semestre 2017.

Les Verts ont tenté en vain de limiter la prolongation à douze jets, uniquement destinés aux tâches de police aérienne. Une guerre aérienne en Europe n'est pas réaliste et la Suisse est entourée de pays amis, a plaidé la Genevoise Lisa Mazzone. Sa proposition de renvoi au Conseil fédéral a été rejetée par 147 voix contre 25.

Air-sol

Par 97 voix contre 85, les députés ont refusé d'ajouter 20 millions pour assurer la réintroduction d'une capacité d'attaquer au sol des cibles à longue distance. Le Conseil fédéral avait renoncé à ce stade à cette option, qui n'existe plus pour les avions de combat depuis 1994.

Les partisans d'une défense air-sol l'ont justifié au vu des profondes transformations survenues ces dernières années dans le domaine de la politique de sécurité. L'UDC s'est quasiment retrouvée seule à défendre ce concept.

La question pourra être réglée lors de l'acquisition du nouveau jet, a fait valoir Marcel Dobler (PLR/SG). Un pays aussi petit et aussi densément peuplé que la Suisse n'a pas besoin de disposer d'une capacité à mener des attaques au sol, a critiqué Aloïs Gmür (PDC/SZ). Il est irréaliste de penser qu'on doive recourir un jour à cette capacité.

Votation

Le PS voulait profiter de ce débat pour exiger qu'une votation populaire soit possible sur l'achat de nouveaux avions de combat. Le remplacement des 54 Tiger et des 30 FA-18 n'en est qu'à ses premiers balbutiements.

Des options, incluant une défense sol-air, ont récemment été présentées. La facture devrait s'élever à 8 ou 9 milliards de francs, mais des variantes allant jusqu'à 18 milliards ou descendant à 5 milliards existent aussi.

A défaut d'un référendum financier, les crédits destinés aux achats militaires ne peuvent en principe pas être combattus dans les urnes. Pour le Gripen, l'adoption parallèle d'une loi créant un fonds finançant l'acquisition des jets suédois avait permis au peuple de se prononcer, et de dire non.

Pour les nouveaux jets, la proposition socialiste visait à passer par un arrêté de planification soumis à référendum. Le parti l'a retirée au dernier moment faute d'alliés. Les exigences posées parallèlement lui ont coûté le soutien de parlementaires bourgeois, indépendamment de la question de la tenue ou non d'un scrutin.

Quant aux Verts, ils ont estimé que l'arrêté proposé serait trop vague. Le ministre de la défense Guy Parmelin a pour sa part jugé que la question ne devait pas être abordée à ce stade. Le Conseil fédéral aura l'occasion de se prononcer ultérieurement.

La gauche n'a par ailleurs pas réussi à biffer les 44 millions prévus entre autres pour les études concernant l'achat de nouveaux avions de combat.

Munitions

Allié aux Vert'libéraux, le camp rose-vert s'est également attaqué sans succès aux 225 millions destinés au réapprovisionnement extraordinaire des stocks de munitions. La droite en exigeant un budget militaire annuel de 5 milliards est prête à des achats dont l'utilité n'est pas avérée, a critiqué Beat Flach (PVL/AG).

L'armée ferait mieux d'investir dans la cyberdéfense que dans la guerre conventionnelle, a ajouté en substance Balthasar Glättli (Verts/ZH). Selon le Conseil fédéral, la réforme de l'armée rend cette mesure nécessaire. A l'avenir, il faudra en effet pouvoir mobiliser jusqu'à 35'000 militaires en 10 jours. Il faut éviter de se retrouver à court de munitions en cas d'engagement.

Ces achats sont inscrits dans le message sur l'armée 2017. Devisé en tout à 2,1 milliards, celui-ci se divise entre le programment d'armement proprement dit (900 millions de francs), le programme d'investissements autrefois compris dans le budget ordinaire (750 millions) et le programme immobilier militaire (461 millions).

Le dossier passe au Conseil des Etats.

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ATS