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Les chauffeurs des taxis genevois sont à bout, selon leur dire, et veulent que la nouvelle loi sur taxis et les voitures de transport avec chauffeur s'applique dès le 1er juillet à l'entreprise Uber.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Environ 150 chauffeurs de taxi ont défilé dans les rues de Genève mardi et ont déposé une pétition au département de la sécurité et de l'économie (DSE). Ils demandent que la nouvelle loi sur les taxis, qui entre en vigueur samedi, soit appliquée sans délai à Uber.

Le Conseil d'Etat a annoncé que la loi ne serait pas applicable immédiatement aux chauffeurs Uber, a déploré Jacques Roulet, l'avocat des taxis traditionnels. Le jour de son entrée en vigueur, la loi, qui intègre les activités de l'entreprise californienne, "sera déjà bafouée".

Cette situation pèse sur les nerfs des taxis traditionnels. En un an et demi, à Genève, on est passé de quelque 300 véhicules qui travaillent pour Uber à plus de 1000, a souligné Mohammed Gharbi, du Collectif des taxis genevois. Les revenus et le chiffre d'affaires des chauffeurs ont chuté à cause de cette nouvelle concurrence.

Les taxis traditionnels sont particulièrement agacés par la présence de véhicules immatriculés dans d'autres cantons et qui transportent des gens pour Uber à Genève. Les conducteurs ne viennent parfois même pas de Suisse et ne parlent pas français, a fait remarquer M.Gharbi.

Les taxis sont au bout du rouleau, a relevé M.Roulet. Leur confiance en l'administration genevoise est entamée. Ils doutent que la loi sur les taxis et les voitures de transports soit un jour totalement appliquée, a poursuivi l'avocat. La pétition des chauffeurs de taxi a recueilli 444 signatures.

ATS