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Ancien opposant fervent à de nombreuses initiatives environnementales et l'un des partisans les plus fervents de la sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris, Scott Pruitt a assuré que son pays avait l'intention de continuer à lutter contre le réchauffement.

KEYSTONE/AP/JIM COLE

(sda-ats)

Les divergences sur le climat entre les Etats-Unis et les autres grandes puissances industrialisées paraissent insurmontables, a regretté le ministre italien de l'Environnement Gian Luca Galletti. Celui-ci reçoit ses collègues du G7 dimanche et lundi à Bologne.

Donald Trump a annoncé le 1er juin son intention de dénoncer ou de renégocier l'Accord de Paris sur le climat, conclu en décembre 2015, conformément à sa promesse de campagne.

"Les positions sur l'accord de Paris sont très éloignées (...) et le resteront", a constaté Gian Luca Galletti, en marge d'une réunion consacrée au réchauffement climatique, au développement durable et la pollution des mers.

"Il y a une volonté de trouver un terrain d'entente (...) Nous essayons d'arranger les choses", a-t-il poursuivi, sans plus de précisions.

Mutisme étasunien

Scott Pruitt, directeur de l'agence américaine de protection de l'environnement, qui se trouve à Bologne, devait regagner les Etats-Unis dans l'après-midi pour rendre compte de ses discussions au président. Il s'est refusé à tout commentaire sur les échanges avec ses interlocuteurs du G7.

Selon Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la Convention-cadre de l'ONU sur les changements climatiques, il a assuré à l'ouverture des débats que les Etats-Unis avaient l'intention de continuer à lutter contre le réchauffement. "Il a également dit qu'il voulait discuter avec le secrétariat sur les changements climatiques", a-t-elle ajouté.

Ancien opposant fervent, au niveau local, à de nombreuses initiatives environnementales, Scott Pruitt a été l'un des partisans les plus fervents de la sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris.

Communiqué final en question

Dans ces conditions, même le traditionnel communiqué final est remis en question. La délégation américaine peut se contenter d'émettre des réserves sur certains points de la déclaration, ou tout bloquer, ce qui serait une première.

En face, les six autres pays semblent déterminés et assurent que la rhétorique de Donald Trump ne changera pas la donne. "Le monde est déjà en train de tourner le dos au carbone", a souligné le ministre japonais, Koichi Yamamoto.

La chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron et le président du Conseil italien Paolo Gentiloni ont clairement affirmé que l'accord de Paris n'est pas renégociable. Ils plaident pour sa mise en oeuvre rapide malgré le retrait étasunien.

Acteurs non étatiques

A l'ouverture des débats dimanche matin, la ministre canadienne, Catherine McKenna, s'est engagée à travailler "avec tous les acteurs" notamment non étatiques qui le souhaitent, en référence aux villes et Etats américains opposés à la décision de M. Trump.

Dans cette ligne, l'Allemagne et la Californie ont convenu samedi d'oeuvrer ensemble pour maintenir les objectifs de l'accord de Paris.

ATS

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