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Les ex-employés du Matin se mobilisent à Lausanne

Les négociations avec la direction sont au point mort, ont dénoncé les employés. KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT sda-ats
Ce contenu a été publié le 15 novembre 2018 - 11:35
(Keystone-ATS)

Une quarantaine d'employés licenciés du Matin se sont réunis jeudi matin devant Tamedia à Lausanne. Ils ont réclamé un plan social digne de ce nom.

Cinq mois, une semaine et un jour après l'annonce de la fin du Matin papier, Tamedia n'a toujours pas proposé de plan social décent à ses collaborateurs, ont écrit les employés dans une lettre lue et distribuée devant la tour. Ils arboraient un badge jaune de soutien "aux 41 du Matin", aux 41 personnes qui ont perdu leur travail.

Les négociations avec la direction sont "au point mort", a expliqué une employée au nom des 41 licenciés. "Tamedia fait semblant de continuer à négocier, mais ils n'ont fait aucune concession depuis juin, rien. Et tout ce temps perdu, alors qu'on aurait pu se former, obtenir des ressources pour mieux se réinsérer. On est toujours dans l'attente".

Généreux ou pas

Dans un communiqué, l'éditeur assure que sa priorité est de proposer des mesures d'accompagnement aux personnes touchées par la disparition de la version imprimée du Matin. Il parle d'un "plan social généreux, en cohérence avec les usages de la branche et les réalités du marché du travail. Cette offre est supérieure à celle proposée par d'autres éditeurs suisses ces dernières années", dit-il.

Pour les personnes licenciées - journalistes, graphistes, recherchistes, photographes ou secrétaires -, dont la plupart sont désormais au chômage, le plan social n'est "absolument pas généreux". "Il y a des gens qui ont 17 ou 18 ans de boîte et on leur propose deux mois de salaire", a détaillé une ex-employée.

Quid de la suite ? Tamedia souhaiterait suivre la voie de l'arbitrage, estimant que la procédure prévue par la CCT doit s'appliquer. Les employés semblent réticents à saisir un tribunal arbitral extérieur, qui ne connaît pas le dossier, contrairement à l'Office de conciliation.

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