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Les neuf fédérations de fonctionnaires avaient appelé à cette journée de grève et de manifestations pour exprimer leur "profond désaccord" avec le gouvernement et dénoncer "une série d'attaques" inédite à leur encontre.

KEYSTONE/AP/THIBAULT CAMUS

(sda-ats)

Salaires gelés, réductions d'effectifs en vue... Des fonctionnaires français ont fait grève et manifesté par dizaines de milliers mardi pour dénoncer les "attaques" du gouvernement à leur égard.

Selon une estimation définitive de la centrale syndicale CGT, environ 400'000 agents publics ont pris part aux cortèges, dont 45'000 à Paris. Le taux global de grévistes était de l'ordre de 30%, a précisé le premier syndicat de la fonction publique. Le ministère de l'intérieur a pour sa part comptabilisé 209'000 manifestants à travers la France, dont 26'000 à Paris, pour un total de 186 actions.

Le Ministère des Comptes publics a fait état de taux de grévistes de 13,95% dans la fonction publique d'Etat - avec notamment une moyenne de 16,67% dans l'Education -, 9,5% dans la fonction publique territoriale et 10,4% dans la fonction publique hospitalière, des taux plutôt élevés au regard des mobilisations passées.

"L'heure de la révolte"

"Macron regarde ta Rolex, c'est l'heure de la révolte", pouvait-on lire parmi les slogans déployés à Saint-Nazaire (ouest). Pour la première fois depuis dix ans, l'ensemble des syndicats de fonctionnaires ont appelé les 5,4 millions d'agents du service public, des infirmières aux instituteurs, à se mobiliser.

Un appel unitaire qui "reflète plus qu'un malaise dans les fonctions publiques", a souligné Jean-Claude Mailly, patron du syndicat Force ouvrière (FO). La manifestation parisienne a été émaillée par quelques incidents, avec des agences bancaires prises pour cibles.

Suppressions de 120'000 postes d'ici à la fin du quinquennat, gel des rémunérations, rétablissement d'un jour de carence en cas d'arrêt-maladie, remise en cause de leur statut: les syndicats dénoncent "une série d'attaques" inédite à l'encontre des fonctionnaires.

"Héros du quotidien"

"Il y a une mobilisation importante (...) Il faut entendre ces inquiétudes", a reconnu le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. Interrogé lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le ministre chargé de la fonction publique, Gérald Darmanin, a salué le travail de ces "héros du quotidien".

Il a assuré que les "quatre milliards d'euros" actés par le gouvernement de François Hollande pour revaloriser les carrières seraient "maintenus". "Aucun agent public ne verra son salaire baisser", a-t-il ajouté, en annonçant qu'il recevrait le 16 octobre les syndicats de fonctionnaires.

Crèches et cantines fermées

La grève s'est traduite par des fermetures de services publics, crèches et établissements scolaires, où le service minimum prévu par la loi n'était pas toujours assuré. A Marseille, les trois quarts des cantines étaient fermées et 80% des crèches, selon la mairie.

Dans le ciel, 30% des vols ont été annulés préventivement en raison de la mobilisation des contrôleurs aériens. Dans le ferroviaire, le trafic était "normal", conformément aux prévisions données.

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ATS