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Un gel contenant un additif pour carburant, des enveloppes qui suintent et une entreprise qui ignore les risques: les révélations en cascade sur les implants mammaires de la société française PIP alimentaient lundi la psychose. Pour l'avocat du fabricant, ces révélations "n'ont pas de sens".

Pas un jour sans l'annonce de l'ouverture d'une enquête, comme ce week-end en Italie, demande d'information ou nouvelle plainte. Les avocats de femmes porteuses de ces prothèses défectueuses réclament de nouvelles analyses à l'Agence française de sécurité sanitaire (Afssaps), qui avait réalisé les premiers tests ayant conduit au retrait du marché des implants PIP en mars 2010.

Plus de 2500 plaintes

Selon la radio RTL, les prothèses de l'entreprise Poly Implant Prothèse (PIP) contenaient un mélange de produits commandés à de grands groupes de chimie industrielle, dont l'additif pour carburant Baysilone, sans que leur éventuelle nocivité sur l'organisme n'ait fait l'objet de tests cliniques.

L'avocat de Jean-Claude Mas, le fondateur de PIP, visé en France par deux enquêtes judiciaires, pour "tromperie aggravée" et "homicides involontaires", et en Italie pour "fraude commerciale" et "vente de produits dangereux", a démenti la présence de composants industriels. Ces révélations "n'ont pas de sens", a expliqué Me Yves Haddad à l'AFP. "Il s'agit de produits alimentaires, utilisés dans la composition des produits de beauté".

Plus de 2500 plaintes ont déjà été déposées en France, où environ 30'000 femmes sont porteuses de ces prothèses. Vingt cas de cancers ont été déclarés parmi ces femmes, sans qu'un lien n'ait pu être établi à ce jour avec le fait de porter des implants PIP.

ATS