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Deux tiers des "policiers, militaires et assimilés" affirment avoir été victimes d'"atteintes à la personne", dans l'exercice de leur profession, selon une étude française (image symbolique).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Policiers, chauffeurs, commerçants et professeurs sont les professionnels les plus souvent victimes de menaces, de violences physiques et surtout d'injures dans l'exercice de leur métier. C'est le résultat d'une étude publiée mercredi en France.

Ainsi, 16% des répondants affirment avoir subi au moins un de ces actes ces deux dernières années, en dehors des actes de vol et de toutes les atteintes ayant eu lieu dans le cadre du domicile, selon les résultats de l'enquête de victimation "Cadre de vie et sécurité" 2007-2016 publiée par l'observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

"Parmi ces victimes, on estime à 24% la proportion de celles déclarant la dernière atteinte subie lors de l'exercice du métier", précise l'observatoire. "Le plus souvent, près de 7 fois sur 10, (...) il s'agit d'insultes ou d'injures", complète l'ONDRP.

Contact avec le public

Sans surprise, les professionnels exerçant un métier en contact avec le public, déclarent davantage avoir été victimes d'injures, de menaces ou de violences physiques que le reste des travailleurs.

Ainsi la part des personnes se présentant comme policiers, chauffeurs, commerçants et professeurs et qui affirment avoir été victimes de ces "atteintes à la personne", dans l'exercice de leur profession, dépasse les 50%; avec un pic à 66% pour les "policiers, militaires et assimilés" (gendarmes, pompiers, gardiens de prison et agents de sécurité).

A l'autre bout du spectre on trouve les employés et agents civils de la fonction publique (31%) et les ouvriers qualifiés de la manutention, du magasinage et du transport (30%).

Parmi les professionnels se disant les plus atteints durant l'exercice du métier, les "professeurs des écoles, instituteurs et assimilés" et les "professeurs, professions scientifiques" déclarent connaître les auteurs pour respectivement 78% et 69% d'entre eux, contre 48% en moyenne. Cette proportion tombe à 18% pour les chauffeurs et 35% pour les policiers.

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ATS