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Les drones évoluent dans l'espace aérien inférieur, c'est-à-dire là où les oiseaux n'étaient pas dérangés jusqu'à présent (image symbolique).

Marcel Burkhardt/Vogelwarte Sempach

(sda-ats)

Les oiseaux réagissent généralement plus fortement aux drones que les autres animaux. Des différences existent toutefois entre les espèces. C'est la conclusion d'une étude menée par la Station ornithologique de Sempach (LU).

L'utilisation de drones est toujours plus courante. Le problème est qu'ils évoluent dans l'espace aérien inférieur, où les oiseaux n'étaient normalement pas dérangés jusqu'à présent, souligne la Station ornithologique suisse.

L'étude montre que certaines espèces de volatiles se montrent seulement plus attentives à proximité d'un drone, alors que d'autres prennent la fuite même lorsque l'engin est très éloigné. Certains oiseaux semblent même ne pas réagir, comme les oiseaux nicheurs, qui quittent rarement leur nid. Cela ne signifie pas qu'ils ne ressentent pas de stress, notent les chercheurs.

Plusieurs facteurs conditionnent la réaction des volatiles. Si le drone s'approche directement de l'oiseau, celui-ci prendra généralement la fuite. Les drones à essence déclenchent davantage de réactions que les engins électriques. Les grands oiseaux réagissent davantage que les petits et les nuées fuient plus vite que les oiseaux seuls ou en petits groupes.

Recommandations

Sur la base de cette étude, publiée dans la revue spécialisée PLOS One, la Station ornithologique formule des recommandations. Il s'agit notamment de ne pas décoller ou atterrir près d'un oiseau et d'éviter des manoeuvres à proximité et de ne jamais diriger l'appareil directement sur un oiseau. Il faut aussi éviter de survoler des réserves naturelles et de rester au minimum à 200 mètres de ces zones.

Les perturbations provoquées par les drones ou les dérangements en général peuvent avoir des conséquences qu'il faut prendre au sérieux, souligne la Station ornithologique. Des oiseaux peuvent interrompre leur nidification ou renoncer à nidifier. Dans des cas extrêmes, un oiseau ou un autre animal régulièrement forcé de fuir risque de mourir d'épuisement.

ATS