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Le Conseil fédéral et son ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann en ont pris pour leur grade jeudi lors de l'assemblée des délégués de l'Union suisse des paysans. Ils n'ont pas tenu parole, a accusé le président de l'USP Markus Ritter.

Depuis l'introduction de la dernière réforme, les paysans ont mis en route les nouveaux programmes et ont aussi assumé le travail et les frais supplémentaires. "Nous avons ainsi rempli notre part du contrat. Il est donc inadmissible que, de son côté, le Conseil fédéral ne tienne pas sa parole. Trop c'est trop, a lancé le conseiller national (PDC/SG).

Car, depuis l'introduction de cette énième réforme, le Conseil fédéral a réduit les dépenses en faveur de l'agriculture dans le budget 2016 et compte en faire de même en 2017. L'agriculture est le seul secteur des finances fédérales touché par des réductions réelles, tous les autres ne voyant que leur croissance réduite, a condamné M. Ritter.

Coup de massue

Le vrai coup de massue vient cependant de tomber début novembre avec l'annonce d'une réduction de 800 millions des paiements en faveur de l'agriculture pour la période 2018-2021. Le Conseil fédéral veut réduire la rétribution des prestations commandées dans le cadre de la Politique agricole 2014-17.

Une telle proposition "fait affront aux familles paysannes, qui ont déjà des journées de travail lourdes et qui ont beaucoup donné de leur personne avec des réformes tous les quatre ans", accuse le président de l'USP. Car les seuls gains de productivité, par lesquels le Conseil fédéral croit qu'on pourra compenser les coupes, on ne les atteindra qu'en devant travailler encore davantage, souligne-t-il.

Pas la charité

"Je ne demande pas la charité. Pas du tout. J'attends seulement de Johann Schneider-Ammann qu'il se comporte en homme de parole et qu'il tienne ses promesses", a déclaré Markus Ritter, selon la version écrite de son discours.

Lors du débat parlementaire, le conseiller fédéral a souligné à maintes reprises que l'agriculture devra en faire plus, mais qu'elle pourra compte sur le même soutien que jusqu'alors. Cette promesse a été la principale raison pour laquelle nous n'avons pas soutenu le référendum, a rappelé le conseiller national.

Se battre

Aujourd'hui nous en avons fait plus, mais nous risquons de ne plus pouvoir compter sur le même soutien. Même s'il est insuffisant face à un marché dont les prix ne couvrent plus les coûts de production dans de nombreux secteurs (lait, sucre, porc), les agriculteurs sont prêts à s'en satisfaire plutôt qu'à devoir affronter de nouvelles réformes. Les paysans ont besoin de stabilité après presque deux décennies d'adaptations incessantes.

Une bataille ne se gagne pas en étant prêts à mourir, mais en étant prêts à se battre, affirme le président de l'USP, invitant ses troupes à manifester dans dix jours sur la Place fédérale.

Initiative populaire

L'autre levier des paysans pour faire entendre leur voix, outre la trentaine de parlementaires fédéraux élus ou réélus qui permettent à la profession de conserver un poids identique sous la Coupole, c'est l'initiative de l'USP déposée l'an dernier avec 150'000 signatures.

Ce texte qui exige que la Suisse assure son approvisionnement en denrées uniquement via la production indigène, est pour l'heure devant le Parlement, avec une recommandation de rejet du Conseil fédéral qui a finalement renoncé à un contre-projet. L'USP estime que la Politique agricole 2014-17 affaiblit cette production suisse. En 2012, le taux d'auto-approvisionnement net était de 55,2%.

Et quelque soit la décision des Chambres fédérales, les agriculteurs font confiance au peuple suisse. Et Markus Ritter de citer une récente étude commandée par les autorités selon laquelle près de 70% des personnes interrogées reconnaissent que notre travail leur est utile et l'apprécient. Quarante-cinq pourcent estiment en effet que le soutien actuel à l'agriculture est adéquat, un quart voulant même l'augmenter.

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ATS