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Les syndicats de la police genevoise remettent la pression sur la conseillère d'Etat Isabel Rochat. Ils ont adressé mercredi à la magistrate une lettre dans laquelle ils marquent leur opposition à l'avant-projet de loi sur la police, préparé par son département.

Ils qualifient cet avant-projet de "texte vide, sans consistance, incomplet, démobilisant et sans objectifs". Ils regrettent de n'avoir pas été consultés par Mme Rochat et lui proposent un projet de loi rédigé par leurs soins comme alternative.

Pour les syndicats de la police, à savoir l'Union du personnel du corps de police (UPCP), le Syndicat de la police judiciaire (SPJ) et le Syndicat de la police de la sécurité internationale (SPSI), il est logique d'associer les policiers à l'élaboration d'un projet de loi les concernant.

Pas comme les autres

Les syndicats policiers regrettent que dans le projet proposé par Mme Rochat ne figure aucune disposition "qui fixerait des objectifs en termes d'effectifs". Ils déplorent aussi que le statut du policier soit ramené à celui d'un simple fonctionnaire, alors que le métier est particulier et comprend risques et contraintes.

Ils demandent à ce que la nouvelle loi sur la police, qui doit remplacer un texte datant de plus de 50 ans, reprenne le statut des policiers tel que réglementé aujourd'hui.

Pour les syndicats, raboter sur le statut ne fera qu'accroître les difficultés de recrutement de nouvelles recrues. La lettre envoyée à Mme Rochat est présentée par ses auteurs comme une invitation "à changer de cap".

Tout sera négociable

Du côté du département de la sécurité, de la police et de l'environnement (DSPE) de Mme Rochat, on se montre serein. "Nous sommes au tout début du processus", déclare le porte-parole de la magistrate libérale, Laurent Paoliello. "Nous avons ouvert une consultation sur un avant-avant-projet".

Tout peut encore être modifié. Le DSPE a voulu prendre la température auprès des parties concernées avant d'aller devant le Conseil d'Etat.

ATS