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Les rebelles accusent Juba de multiples violations du cessez-le-feu

Ce contenu a été publié le 11 mai 2014 - 12:30
(Keystone-ATS)

Les rebelles du Soudan du Sud ont accusé dimanche les forces gouvernementales de multiples violations du cessez-le-feu sur plusieurs fronts. Cela quelques heures après l'entrée en vigueur d'une trêve visant à mettre fin au sanglant conflit de cinq mois.

"Les violations de l''Accord visant à résoudre la crise au Soudan du Sud'", le document signé vendredi entre le gouvernement et les rebelles, "montrent que soit (le président Salva) Kiir est hypocrite, soit il ne contrôle pas ses forces", a déclaré le porte-parole militaire des rebelles, Lul Ruai Koang, dans un communiqué.

Selon M. Koang, l'armée sud-soudanaise a violé le cessez-le-feu dans le Nord, dans deux Etats pétrolifères par des attaques terrestres et des tirs d'artillerie. Il a ajouté que les rebelles se réservaient "le droit de se battre pour se défendre".

Des affrontements ont été signalés autour de la ville de Bentiu (nord) qui a changé plusieurs fois de mains ces dernières semaines au gré des combats.

Ordres stricts donnés, dit Juba

Dans la capitale Juba, le gouvernement a assuré que ses forces avaient reçu des ordres stricts de respecter l'accord de paix.

Le porte-parole du président Kiir, Ateny Wek, a indiqué que le gouvernement n'avait reçu aucun message des rebelles, mais que des hauts gradés de l'armée avaient "envoyé des rapports signalant des violations" du cessez-le-feu par les forces du chef rebelle Riek Machar, ancien vice-président ayant pris le maquis.

Fortes pressions diplomatiques

Le président Kiir et Riek Machar s'étaient rencontrés vendredi en Ethiopie, dans la capitale Addis Abeba. Ils avaient signé un "Accord visant à résoudre la crise au Soudan du Sud", qui prévoyait la fin des combats dans les 24 heures, soit d'ici samedi soir.

Cet accord de paix avait été signé après de fortes pressions diplomatiques pour mettre fin à un conflit de cinq mois marqué par des atrocités commises par les deux camps et une crise humanitaire majeure.

Au bord de la famine

Des ONG ont prévenu que le Soudan du Sud était au bord de la pire famine qu'ait connue l'Afrique depuis les années 1980, tandis que les Nations unies ont dit craindre que le pays ne s'enfonce dans le génocide.

La guerre a fait des milliers de tués - probablement des dizaines de milliers, mais les bilans précis sont inexistants - et plus de 1,2 million de personnes ont dû fuir leur foyer pour échapper aux massacres. Un précédent cessez-le-feu avait déjà été signé en janvier, mais jamais appliqué.

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