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Les recherches du sous-marin argentin ne faiblissent pas

Deux avions P8 de l'armée américaine décollent trois fois par jour pour tenter de retrouver le sous-marin argentin disparu. Trois équipages par appareil se relaient pour que chaque avion puisse opérer 24 heures sur 24. KEYSTONE/AP/MAURICIO CUEVAS sda-ats
Ce contenu a été publié le 27 novembre 2017 - 12:26
(Keystone-ATS)

Navires et avions d'une coalition internationale continuaient lundi les recherches pour localiser le sous-marin militaire argentin disparu et ses 44 marins. L'engin, dont on est sans nouvelles depuis 12 jours, a probablement été envoyé par le fond par une explosion.

Le submersible San Juan étant conçu pour ne pas être remarqué, "la détection d'un sous-marin est un processus très difficile, de nombreux facteurs entrent en jeu, climatiques aussi", confie Adam Slavinsky, un pilote d'un avion P8 de l'US Navy, au retour d'une mission au-dessus de l'Atlantique. "Nous n'avons pas de date butoir, nous voulons continuer d'aider autant que nous le pourrons", a-t-il ajouté.

Depuis la base militaire argentine de Bahia Blanca, deux avions P8 de l'US Navy décollent trois fois par jour. Trois équipages par appareil se relaient pour que chaque avion puisse opérer 24 heures sur 24.

Bouées équipées de capteurs

Equipés de radars et de scanners, ils larguent des bouées équipées de capteurs sensibles pour tenter de détecter en profondeur le submersible, a constaté un journaliste de l'AFP-TV qui a pris part à une mission. A bord de l'avion, des militaires américains scrutent des écrans de contrôle à l'affût d'un indice qui pourrait les mettre sur la piste du San Juan.

Les fonds sont "très irréguliers, avec des failles", note Carlos Zavalla, un ancien commandant du sous-marin. Au total, 15 pays participent aux recherches, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, la France, le Brésil ou l'Uruguay.

Le San Juan a cessé de communiquer avec sa base le mercredi 15 novembre à 07h30. Trois heures plus tard ce jour-là, une explosion sous-marine a été enregistrée à proximité de la dernière position donnée par le San Juan.

Le lien de cause à effet n'a pas été établi officiellement, mais c'est probablement cette explosion qui a envoyé par le fond le submersible argentin, joyau de l'armée du pays sud-américain.

Zone de recherche réduite

"Les recherches vont prendre du temps", avertit l'expert en questions militaires Rosendo Fraga. La zone de recherche de 500'000 km2, presque de la taille de la France, a été largement réduite après la révélation d'une explosion perçue dans le périmètre d'action du sous-marin, autour de la position estimée de l'explosion, à 400 km des côtes argentines. A cet endroit les fonds océaniques vont de 300 à 1000 mètres.

La Marine a perdu tout contact avec le San Juan alors qu'il avait mis le cap vers la base navale de Mar del Plata, son port d'attache. Après un exercice militaire au sud du continent américain, il naviguait vers sa base tout en assurant une mission de surveillance de la zone de pêche de l'Argentine.

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