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Malgré l'absence d'un aval de Pristina, le principal négociateur de Belgrade pour le Kosovo Marko Djuric est entré en territoire kosovar lundi pour participer à une réunion publique à Mitrovica-Nord. Il a été arrêté puis expulsé (archives).

KEYSTONE/EPA/VALDRIN XHEMAJ

(sda-ats)

Les ministres et membres serbes du gouvernement de Ramush Haradinaj ont décidé mardi de quitter leur fonction à Pristina. Ils protestent ainsi contre l'arrestation musclée, puis l'expulsion, du principal négociateur de Belgrade pour le Kosovo Marko Djuric.

Les élus serbes "vont quitter le gouvernement qui ne jouira plus de notre soutien", a déclaré à Belgrade à la presse Goran Rakic, président de la Liste serbe, principal parti de la minorité serbe au Kosovo, à l'issue d'une réunion avec le président serbe Aleksandar Vucic à Belgrade.

Cette décision fragilise le gouvernement Haradinaj qui dépend du soutien des élus serbes. Celui-ci a assuré que le gouvernement ne "tombera pas" et qualifié la décision "d'incompréhensible". Les Serbes disposaient de trois ministères et d'un poste de vice-Premier ministre au sein du gouvernement Haradinaj qui compte dix huit membres.

Malgré l'absence d'un aval de Pristina, Marko Djuric est entré en territoire kosovar lundi pour participer à une réunion publique à Mitrovica-Nord.

Trente-deux blessés

Armés, des policiers kosovars se sont frayé un passage, dispersant, notamment à l'aide de lacrymogènes, plusieurs dizaines d'habitants de Mitrovica qui tentaient de s'interposer. Ils ont conduit Marko Djuric au commissariat de Pristina, où il a été traîné par les policiers kosovars, courbé en deux, devant les caméras et sous les insultes des habitants, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Mardi, le chef de l'hôpital de Mitrovica-Nord, Milan Ivanovic a annoncé à la presse qu'en tout "32 personnes ont été blessées, dont huit sont dans un état grave", lors de cette intervention. Parmi elles, Nenad Rikalo, ministre kosovar de l'Agriculture qui a une côte fracturée.

Réagissant à cette intervention, des habitants de la région de Mitrovica ont depuis lundi soir dressé une barricade sur la route reliant Mitrovica à la Serbie. Néanmoins, la situation était calme dans la ville mardi.

Réchauffement en cours

L'incident est survenu alors que Belgrade et Pristina semblaient avoir renoué le dialogue sur la normalisation de leurs relations.

"Ce que vous avez vu hier montre ce que Pristina et une partie de la communauté internationale pense du dialogue et je n'ai rien a ajouté", a déclaré à la presse Marko Djuric sans préciser si Belgrade allait interrompre les pourparlers. "La décision finale revient à Aleksandar Vucic", le président serbe, a-t-il dit.

Les représentants des Serbes du Kosovo ont, par ailleurs, annoncé leur intention de former seuls, le 20 avril l'Association des municipalités serbes du Kosovo "comme prévu par l'accord de Bruxelles que Pristina et Belgrade ont ratifié".

"Voilà cinq ans que nous attendons d'obtenir quelque chose qui nous appartient, nous avons assez attendu", a déclaré M. Rakic.

Bruxelle a fait de la normalisation entre Belgrade et Pristina une condition pour l'adhésion de la Serbie à l'Union européenne. De son côté, le Kosovo espère une libéralisation des visas pour ses citoyens.

La Serbie refuse de reconnaître l'indépendance de son ancienne province albanaise, déclarée en 2008. Sa tutelle sur le Kosovo reste inscrite dans sa Constitution.

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ATS