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La FICR dénonce la criminalisation des organisations humanitaires venant en aide aux migrants (archives).

KEYSTONE/AP/FELIPE DANA

(sda-ats)

Confrontés à une hostilité grandissante, les migrants ont de plus en plus de mal à accéder à l'aide humanitaire et aux services vitaux dans les pays d'accueil. Cela se fait au mépris du droit international, dénonce mardi la FICR.

Les gouvernements, en plein durcissement migratoire, notamment en Europe et aux Etats-Unis, adoptent des "stratégies" pour décourager l'immigration, allant jusqu'à "restreindre l'accès à des services de base comme la santé, un abri, de la nourriture ou une aide juridique", déplore la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), sans citer de pays en particulier.

"Il n'y a aucun besoin de maltraiter les gens pour arriver à contrôler les frontières", affirme Francesco Rocca, président de la fédération. Il rappelle que le droit international garantit protection aux migrants, même ceux qui ne peuvent prétendre à l'asile.

"Complètement inacceptable"

Empêcher l'accès aux services essentiels "est complètement inacceptable. Tout le monde a le droit d'être traité avec dignité et respect", ajoute-t-il, cité dans un communiqué.

Pour la FICR, le refus de fournir des soins de base est non seulement immoral, mais coûteux. "Des études en Allemagne et en Grèce ont montré que donner accès à des soins pré-natals pouvait générer jusqu'à 48% d'économies par rapport au coût d'éventuels soins d'urgence."

Le rapport dénonce également la "criminalisation" par "certains Etats" du travail des organisations humanitaires. Les opérations de sauvetage de migrants en mer Méditerranée, organisées par les associations, se heurtent ainsi de plus en plus aux agents de contrôle des frontières et à des accusations de collusion avec les passeurs, pointe le rapport.

"L'idée que la perspective d'une aide ou d'un sauvetage favorise les migrations est tout simplement inexacte", assure M. Rocca. "Les gens décident de partir pour des raisons bien plus profondes".

Le rapport souligne aussi les "barrières indirectes" à l'accès aux services de base, comme la peur des migrants d'être harcelés ou interpellés lors d'une consultation.

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ATS