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Les ménages en Suisse disposent de moins de temps en moyenne pour régler leurs factures (photo symbolique).

KEYSTONE/CHRISTOF SCHUERPF

(sda-ats)

Les Suisses paient plus vite leurs factures en 2017, car ils disposent aussi de moins de temps pour les honorer. Les ménages helvétiques règlent en moyenne leur dû après 30 jours, contre 31 jours voici un an.

En Suisse, les consommateurs ne disposent plus que de 26 jours en moyenne, au lieu de 27 l'année dernière, pour payer leurs factures, observe Intrum Justitia dans son rapport annuel publié vendredi. Les collectivités publiques s'exécutent en moyenne après 39 jours au lieu de 45 tandis que le délai alloué est passé de 34 à 31 jours.

Autrement dit, les PME suisses accordent des délais de paiement moins généreux. Et elles règlent elles-mêmes les factures plus rapidement, conclut la société d'encaissement et de recouvrement.

En Europe, les temps de paiement se sont en revanche prolongés, tout comme les échéances. Les consommateurs européens s'acquittent de leur dette après 24 jours (21 en 2016) en moyenne, et les pouvoirs publics après 41 jours (36).

La morale de paiement des entreprises en Suisse diffère désormais de celle observée sur l'ensemble du Vieux-Continent. L'enquête montre que les firmes helvétiques soldent leur dû après 34 jours en moyenne, au lieu de 37 l'année précédente. Leurs homologues européennes sont passées à 37 jours, soit un de plus qu'en 2016.

Dans les relations entre entreprises, les délais en Suisse sont aussi devenus moins généreux: celles-ci n'ont plus que 27 jours en moyenne pour payer, contre 32 en Europe. L'an passé, l'échéance moyenne était partout de 30 jours.

Problèmes pour l'emploi

Le sondage révèle que 58% des entreprises suisses interrogées ont accepté des délais de paiement plus longs qu'elles ne l'auraient souhaité. Ce sont surtout les multinationales qui quémandent des délais supplémentaires.

Près d'un tiers des sociétés sondées en Suisse indiquent subir des réductions de chiffre d'affaires liées au retard de paiement. "Les retards et les défaillances de paiement initient un cercle vicieux de réductions de chiffre d'affaires, d'insuffisances de liquidités et par conséquent d'entraves à la croissance", analysent les auteurs de l'étude.

Près d'une petite ou moyenne entreprise (PME) suisse sur dix (9%) estime qu'elle pourrait créer plus d'emplois si les clients réglaient les factures dans les délais. Un répondant sur sept supprime des emplois par manque de liquidités en raison de créances acquittées tardivement. Une sur cinq craint même que ces défaillances ne menacent son existence.

Le manque d'argent reste la principale raison citée par les créanciers, devant les problèmes administratifs et les retards intentionnels. En Suisse, un quart des répondants s'attend à ce que la situation se péjore au cours des douze prochains mois, une vision plus pessimiste qu'en Europe.

L'étude se base sur un sondage mené de février à mars 2017 auprès de quelque 10'000 sociétés. Elle a été réalisée dans 29 pays.

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ATS