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La plupart des Suisses ignorent le nombre réel de suicides ou tentatives de suicide dans le pays. Chaque année, ce sont quelque 15'000 à 25'000 personnes qui tentent de se prendre la vie et plus de 1000 qui décèdent. Un sondage révèle quelques idées erronées sur ce tabou.

Selon cette enquête d'opinion réalisée par Isopublic dans toute la Suisse en relation avec la campagne européenne "lean on me", une personne sur deux pense qu'il y a plus de décès dus aux accidents de la route qu'au suicide. Or cette proportion est en réalité de un pour trois.

Acte de désespoir

Une majorité croit que le suicide est un acte longuement réfléchi et planifié. Mais cette idée est également battue en brèche. Selon l'expert et psychiatre Konrad Michel, "le suicide est un acte de désespoir que la personne concernée n'aurait pas commis dans une situation différente".

Quatre personnes sur cinq ayant été confrontées dans leur entourage à un suicide ou à une tentative de suicide affirment ne pas s'être attendues à une telle éventualité. Elles savaient pourtant que la personne avait des difficultés. Même les spécialistes sont souvent pris de court, admet M. Michel.

Pour lui, le principal problème est que beaucoup gardent pour eux leurs idées suicidaires. Or chacun devrait savoir qu'elles sont un signal d'avertissement et nécessitent une aide professionnelle.

Ne pas sous-estimer la dépression

Selon les statistiques, 70% des suicides sont liés à une dépression. Mais ce type de trouble est encore sous-estimé par la population suisse, pour qui ces symptômes doivent être surmontés individuellement sans soutien professionnel.

Cette méconnaissance de la réalité du suicide est surprenante puisqu'une personne sur deux connaît dans son entourage personnel ou professionnel des personnes qui se sont ôtées la vie. En outre, plus de 80% des personnes interrogées estiment que les troubles psychiques constituent "un problème grave, voire plutôt grave" en Suisse.

Quelque 70% d'entre eux sont d'avis que le taux de suicide pourrait être réduit grâce à une sensibilisation accrue.

ATS