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Les écoliers de Bâle-Campagne continueront d'apprendre deux langues étrangères à l'école primaire, le français dès la 3e et l'anglais dès la 5e (archives).

KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

Les écoliers de Bâle-Campagne continueront d'apprendre deux langues étrangères à l'école primaire. Les citoyens du canton ont refusé dimanche une initiative exigeant que seul le français soit enseigné au primaire et que l'anglais soit relégué au secondaire.

L'initiative "Arrêtons la surcharge des élèves: une seule langue étrangère à l'école primaire suffit" a été rejetée par 67,7% des votants. La participation a atteint 31,3%.

Le gouvernement et le parlement recommandaient de refuser l'initiative. Depuis 2012, les écoliers de Bâle-Campagne apprennent le français dès la 3e année primaire et l'anglais dès la 5e, comme à Bâle-Ville.

Mobilité et coûts

Pour les opposants, un oui aurait limité la mobilité des familles et marginalisé le canton. Il en serait aussi résulté des coûts supplémentaires pour adapter le matériel pédagogique, les horaires et le plan scolaire.

La problématique de l'enseignement de deux langues étrangères à l'école primaire a déjà été soulevée dans plusieurs cantons alémaniques. Jusqu'à présent, toutes les tentatives pour pour modifier le plan scolaire ("Lehrplan 21") dans le but de passer de deux à une seule langue étrangère au primaire ont échoué en votations ou dans les parlements cantonaux.

Les citoyens se sont aussi prononcés sur deux autres sujets touchant l'école. Ils ont refusé à 58,7% une modification de la loi sur l'éducation qui prévoit de remplacer le conseil scolaire par un conseil consultatif en matière d'éducation.

Plan scolaire

Ils ont par contre accepté à 84,2% de confier au gouvernement le soin d'établir le plan scolaire détaillé. C'est le département de l'éducation qui choisit les moyens d'enseignement et définit les systèmes d'évaluation. Cette deuxième modification est un contre-projet du parlement à l'initiative "Oui à un plan scolaire avec des contenus et des thèmes clairement définis", qui a été retirée.

Les Bâlois de la campagne ont encore accepté à 54,3% de supprimer la limite sur le montant maximal de la taxe perçue sur les demandes de permis de construire, aujourd'hui fixée à 100'000 francs. Le gouvernement souhaitait relever la limite à 150'000 francs. Le parlement a estimé qu'il n'y a pas de raison de fixer une limite.

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ATS