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Malawi: la présidente annule les élections, la justice s'y oppose

Ce contenu a été publié le 24 mai 2014 - 22:38
(Keystone-ATS)

Le Malawi a basculé dans la crise politique. La présidente sortante Joyce Banda, au bord de la défaite, a décrété l'annulation des élections du 20 mai en raison de fraudes. Mais la justice a invalidé cette décision dans la soirée.

Au pouvoir depuis le 2012, Mme Banda, 64 ans, a déclaré "nul et non avenu" le scrutin présidentiel et législatif, le cinquième depuis l'instauration du multipartisme. Quelques heures tard, son rival Peter Mutharika, en tête selon des résultats partiels, l'a priée de faire marche arrière. Saisie par la commission électorale (MEC), la Haute Cour du Malawi a invalidé la décision de Mme Banda.

"Il est, par la présente, ordonné et demandé qu'une injonction soit émise pour empêcher (...) d'annuler le triple scrutin" présidentiel, législatif et municipal, a indiqué le juge Andrew Nyirenda dans une ordonnance rendue samedi soir.

Vendredi la Haute cour avait déjà débouté Mme Banda dans sa tentative d'interdire la publication des résultats. Samedi, la commission électorale du Malawi l'a à son tour saisie pour savoir si Mme Banda avait un quelconque "mandat, constitutionnel ou statutaire, pour interférer dans le processus électoral".

Nouvelles élections

Mme Banda affirme que de "graves irrégularités" ont été commises lors du vote. Selon elle, des électeurs ont voté plusieurs fois et des urnes ont été bourrées. Et d'annoncer de nouvelles élections, sans sa candidature, dans les 90 jours.

Si le scrutin a été marqué par des défauts d'organisation monstres, selon les observateurs étrangers, ceux-ci n'ont cependant pas relevé de fraudes. A Blantyre, la capitale administrative, le dépouillement s'est poursuivi samedi, malgré la décision de Mme Banda.

"Illégal et anti-constitutionnel"

Or, selon un premier décompte partiel portant sur 30% des suffrages, Peter Mutharika, 74 ans, arriverait en tête avec 42% des voix contre 23% à Mme Banda. Il n'y a qu'un seul tour de scrutin dans cette bataille présidentielle. Le candidat en tête est élu.

"C'est clairement illégal, anti-constitutionnel et inacceptable", a tonné M. Mutharika, lors d'un point presse. Il a appelé ses compatriotes au calme "jusqu'à la fin de l'annonce des résultats".

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